Par Ilyass Chirac Poumie
La polémique née autour de la gestion de la mémoire et des obsèques du leader politique camerounais Anicet Ekane prend de l’ampleur. Dans une mise au point rendue publique, Bayemi Ba Batta, vice-président de l’Upc-Manidem chargé des relations internationales, répond fermement aux accusations formulées par Mariane Simon Ekane.
Dans sa déclaration, le responsable politique affirme que l’Upc-Manidem a toujours soutenu l’ancien président du Manidem dans ses choix et ses combats politiques, y compris dans les moments les plus difficiles. Selon lui, le parti a constamment privilégié l’élévation du débat politique, conformément à la ligne défendue par Anicet Ekane tout au long de sa carrière.
Bayemi Ba Batta rappelle notamment l’épisode de l’arrestation d’Anicet Ekane et sa détention au Service d’études et de documentation (SED), affirmant que les militants de l’Upc-Manidem étaient présents pour lui apporter soutien et assistance durant cette période. Il indique que des témoins, notamment des proches du leader et les registres du service de sécurité, pourraient attester de cette présence.
Le vice-président du parti conteste également certaines affirmations relatives à l’organisation des obsèques. Il affirme que lors d’une réunion tenue le vendredi avec la direction du Manidem, aucune levée du corps n’avait été annoncée pour le mardi suivant. Selon lui, la décision aurait été prise sans que plusieurs responsables et militants en soient informés, suscitant incompréhensions et interrogations au sein du mouvement.
Dans un ton à la fois ferme et mesuré, Bayemi Ba Batta appelle à la modestie et à la retenue dans ce contexte de deuil. Il estime que les divergences ne devraient pas conduire à des accusations publiques susceptibles d’entacher la mémoire du dirigeant disparu.
Le responsable de l’Upc-Manidem affirme enfin que le parti n’a pas de leçons de fidélité à recevoir concernant son engagement envers Anicet Ekane, assurant que sa mémoire continuera d’être honorée « avec dignité, lucidité et sens de la responsabilité politique ».
La disparition de Anicet Ekane, figure historique du nationalisme camerounais et président du Manidem, a ravivé des tensions internes entre certains proches et responsables politiques liés à son mouvement. Des désaccords ont émergé sur la gestion de son héritage politique et l’organisation des hommages, donnant lieu à des échanges publics entre membres de sa famille et responsables militants.
