Par Zobel A. Mbon
«Un apport substantiel et attendu » pour défendre les ouvriers
Chauffeur de camion à la Socapalm, le délégué du personnel Adamou Etienne qualifie la formation du 14 avril 2026 à Edéa de « bénéfique ». Convoqués pour renforcer leurs compétences, les délégués ont reçu, selon lui, « un apport substantiel et attendu » de la part des anciens syndicalistes. « Nous repartons regonflés et mieux outillés pour défendre les ouvriers », assure-t-il. Particulièrement marqué par les modules consacrés au dialogue social, il dit avoir saisi « les bases d’une relation saine entre employé et employeur ». Convaincu que cette session va impulser « un grand changement » dans l’action syndicale sur le terrain, il s’engage à appliquer immédiatement les enseignements reçus et remercie la Direction Générale pour l’initiative, persuadé que les résultats seront visibles dès la fin de cette formation.
Une session « salutaire » pour mieux cerner le mandat
Le délégué du personnel Doue Atima François Xavier parle d’une session « salutaire » qui rompt avec une longue période sans formation. Il affirme désormais mieux cerner son mandat, ses prérogatives et les refus qu’il peut opposer. Discipline, tenue et exemplarité ont été présentées comme des leviers de performance pour l’entreprise et de bien-être pour les salariés. Fort de ces acquis, il promet de « répercuter les enseignements reçus auprès du personnel ».
« L’employeur n’est pas un ennemi » : méthode et posture réaffirmées
Pour Hortense Mekote, cette formation a permis de « consolider des acquis et d’acquérir une méthode ». Si elle maîtrisait déjà plusieurs textes de base – code du travail, règlement intérieur, convention collective –, elle souligne que les formateurs ont surtout clarifié « le chemin pour appliquer concrètement ces dispositions ». Elle retient l’insistance sur la nécessité de lire et de comprendre les articles, en n’hésitant pas à solliciter les syndicalistes expérimentés en cas de doute. Autre enseignement majeur : la posture du délégué. « L’employeur n’est pas un ennemi », rappelle-t-elle. « Face à un blocage, il faut garder son calme, se ressourcer auprès du syndicat et revenir avec des arguments solides. » Déterminée à « intensifier la sensibilisation » et à défendre les réclamations légitimes, elle conclut que « ne jamais baisser les bras » est désormais son mot d’ordre.
Un « bilan entièrement positif » pour le formateur Pierre Pascali Makota
Au terme d’une tournée qui l’a conduit sur tous les sites de la Socapalm et notamment à Edéa pour la dernière étape, le formateur et syndicaliste Pierre Pascali Makota dresse un « bilan entièrement positif ». Il retient une participation exemplaire, avec un absentéisme « quasi nul », et des délégués « attentifs, impliqués » qui se sont approprié les modules. Les effets sur le terrain, estime-t-il, devraient être visibles rapidement, même si l’évaluation concrète interviendra dans les prochains mois.
Problématiques communes et suite du programme
Les échanges ont révélé des préoccupations communes à tous les sites : procédures de recrutement, gestion du travail dominical et, surtout, mise en œuvre de l’article 32 de la convention collective relatif au transport et aux indemnités. « Les textes existent et sont opposables », rappelle le formateur, qui insiste sur la nécessité de les relire avec les travailleurs et de saisir les instances compétentes en cas de litige. Cette étape clôturait la première phase du programme. Un rapport détaillé sera rédigé avant un retour sur le terrain pour relever les manquements persistants et proposer des correctifs.
Avec la fin de cette première phase de formation à Edéa, la Socapalm pose un jalon important dans la consolidation du dialogue social. Entre délégués désormais « regonflés » et formateurs confiants, l’entreprise mise sur une application rapide des acquis pour apaiser les tensions, harmoniser les pratiques et renforcer la paix sociale.
