Par Joseph OLINGA N.
Depuis l’annonce de l’èlection présidentielle en octobre 2025, les acteurs politiques de l’opposition préparent l’échéance. Malgré la multiplication de mouvements réunissant parfois des partis politiques et des organisations de la société civile, près d’une dizaine de candidats retenus pour le scrutin du 12 octobre prochain pourraient s’allier pour présenter un candidat unique à la course pour le palais présidentiel d’Etoudi.
“C’est un fait rare dans l’environnement politique camerounais. Les principaux partis politiques et l’essentiel de ceux qui sont retenus pour la présidentielle du 12 octobre sont d’accord pour le choix d’un candidat unique.”
Explique un candidat engagé dans la course.
Maurice Kamto engagé
Et, même si la candidature de Maurice Kamto, candidat recalé du Mouvement pour la nouvelle indépendance et la démocratie (Manidem) a été mis hors course par Elections Cameroon (Elecam) puis le Conseil constitutionnel, l’ancien leader du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) a fait savoir à ses partenaires politiques que sa disqualification de la ligne de départ n’entamerait pas sa détermination à aller à l’abordage pour tourner la page du système Biya, au pouvoir depuis 43 ans.
Et même si certains militants et sympathisants interrogent sa posture au sortir du Conseil constitutionnel, ses proches rassurent que le principal challenger, lors de l’élection présidentielle de 2018 reste dans la dynamique.
Contrairement aux apparences, l’activisme observé lors de la première partie du processus avait pour objectif de susciter l’intérêt de l’électorat pour ce scrutin que l’une de nos sources estime “très déterminant”. Reste seulement à trouver un candidat charismatique, susceptible de créer l’adhésion des différents acteurs engagés.
Mais aussi,
“le temps est venu de réunir les différentes plateformes dont les divergences perçues sont de façade, au fond.”
Leadership collégial.Aucune de nos sources n’évoquent réellement la stratégie réelle pour aller à l’assaut de la “citadelle Rdpc” qui réunie les acteurs politiques de l’opposition.
A priori, les indiscrétions collectées révèlent que “la plateforme ne s’organise pas autour d’un leadership dominant. Nous organisons néanmoins son fonctionnement autour d’un collège.” Une sorte de base réunissant les précurseurs des différentes plateformes, comme le souligne une autre source.
Jonction des plateformes
A défaut d’obtenir des précisions sur les profils, l’on peut néanmoins indiquer que le choix du candidat consensuel se joue dans la capacité à s’accorder de la plateforme du changement pour le Grand-Nord, l’Alliance pour le changent, la plateforme pour la réforme consensuelle du Code électoral et le Groupe de Douala. Des mouvements dont les principaux initiateurs n’ont de cesse d’inviter tous les autres partis politiques ainsi que les organisation de la société civile.
A l’appréciation des indiscrétions glanées, la dynamique mise en place par l’opposition à l’étape actuelle met en vitrine les adhésions de Bello Bouba Maïgari (Undp), Issa Tchiroma (Fsnc), Cabral Libii (Pcrn), Maurice Kamto (ancien président du Mrc et candidat recalé du Manidem), Akere Muna et Nkou Mvondo (Univers), Joshua Osih (Sdf), Tomaïno Ndam Njoya (Udc), Pierre Kwemo (Ums), Célestin Bedzigui (Pal), Michael Ngwesse (Usdp), Hilaire Nzipang (Mp), Sam Backa (Afp) ainsi que de nombreuses organisations de la société civile.
“La plateforme reste ouverte. Vous pouvez observer que beaucoup d’acteurs en vue n’ont pas été cité.”
Souligne une source.
L’essentiel est consacré à la jonction des stratégies et la mise en accord des parties prenantes sur les principes.Union sacrée pour le changement.
La dynamique se veut à l’image de l’Union pour le changement, plateforme de l’opposition ayant porté la candidature de Ni John Fru Nji lors de l’élection présidentielle de 1992. Et si l’un des principaux objectifs est de mutualiser les stratégies pour capitaliser les voix, l’on ne perd pas de vue que l’invite adressée aux principaux adhérents de la dynamique à taire les égos pour parvenir à la désignation d’un candidat incitant à un changement réel.
Les concertations qui se poursuivent portent sur les modalités de désignation du candidat, la mise en place d’un programme commun, les apports en financiers à apporter par chaque partie prenante ainsi que l’implication du plus grand nombre de partis politiques ainsi que des organisation de la société civile.
