Par Joseph OLINGA N.
Acteur de l’Union pour le changement, plateforme ayant porté la candidature de Ni John Fru Ndi lors de l’élection présidentielle de 1992, Hilaire Kamga pense que les atermoiements et divergences observés au sein de l’opposition, pour la désignation d’un candidat consensuel sont liées au fait que
“les plateformes mises en place pour l’élection présidentielle du 12 octobre prochain ont péchés par le fait que le consensus ne s’est pas souvent fait sur la base de la réalité du pouvoir.”
L’expert en questions électorales, dans une interview exclusive accordée à Panorama Papers (www.panoramapapers.com) explique que “Le peuple attend un collectif.” La même source précise que dans ce type de consensus “Il faut surtout s’entendre sur qui gouverne ? Avec qui et comment ?” L’expert en questions électorales affirme que la société camerounaise est “fragmentée”. Explication :
“Cette fragmentation se traduit au plan social, communautaire, religieux, ésotérique et autres. Chacun pense que le moment est venu pour lui de prendre le pouvoir. Tout ceci est légitime et logique.”
En convoquant l’expérience de l’Union pour le changement de 1992, l’analyste des questions électorales pense que
“Il faudrait que toute construction de plateforme prenne en compte ces réalités camerounaises qui sont par ailleurs assumées, pour que tout le monde s’y retrouve.”
L’expert en questions électorales et membre de l’Union pour le changement conseille aussi aux acteurs en lice de communiquer sur les modalités et les évolutions des tractations pour impliquer le peuple.
“Le problème des plateformes actuelles c’est qu’elles n’ont pas communiqué sur la transaction.”
