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Cameroun > Présidentielle 2025: La candidature consensuelle de l’opposition plombée par des ego

Entre les dissonances observées entre le Groupe de Douala et l'Apc, celles consommées dans la plateforme de Foumban et le jeu trouble entre Bello Bouba et Issa Tchiroma, tout laisse penser que l'initiative relève de l'improbable à l'heure actuelle.

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Par Joseph OLINGA N.

A un peu plus d’un mois de l’élection présidentielle du 12 octobre prochain, les présages ne militent pas dans la perspective d’une candidature consensuelle de l’opposition camerounaise à l’élection présidentielle du 12 octobre prochain. Annoncée en grande pompe par le Groupe de Douala, la candidature pressentie de l’ancien ministre et candidat du Front pour le salut national du Cameroun (Fsnc), Issa Tchiroma Bakary semble avoir pris du plomb dans l’aile. Pour cause, les acteurs présentés comme précurseurs de cette candidature brillent par leurs désaccords affichés dans l’espace publique.

La candidature portée par le Groupe de Douala, dont Anicet Ekane et Djeukam Tchameni sont les acteurs les plus en vue depuis quelques temps, est vivement remise en cause par l’Alliance pour le changement (Apc) initiée par Jean Michel Nintcheu qui, à travers un communiqué de presse signé ce 10 septembre indique que sa plateforme et son candidat Maurice Kamto ne se reconnaissent pas dans l’initiative des acteurs du Groupe de Douala.

Pis, le meeting annoncé par Anicet Ekane et ses camarades est hypothéqué du fait des procédures d’autorisation non respectées au sein de l’administration locale.

Bello Bouba et Issa Tchiroma, un serpent de mer

L’improbable candidature de l’opposition à l’élection présidentielle du 12 octobre prochain c’est aussi le manque de lisibilité observé dans les démarches des candidats de l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (Undp), Bello Bouba Maïgari et Issa Tchiroma du Front pour le salut national du Cameroun (Fsnc). Deux anciens membres de la plateforme gouvernementale qui ont promis constitué un front pour abréger le long bail du candidat naturel du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), Paul Biya à la tête de l’Etat depuis 43 ans.

Les deux leaders politiques semblent même décontenancer leurs affidés qui croisent désormais les doigts en attendant l’issue des campagnes que mènent séparément ces deux fils du Grand-Nord.

Idem de la plateforme de Foumban

Initiée bien avant l’entame formelle du processus électoral en cours, la plateforme de Foumban, initiée par la présidente de l’Union démocratique du Cameroun (Udc) de Tomaïno Ndam Njoya, elle-même candidate à l’élection présidentielle du 12 octobre prochain, s’est heurtée aux replis de certains de ses membres. Depuis lors, le chef de file et candidat du Social democratic front (Sdf), Joshua Osih a clairement indiqué sa détermination a faire cavalier seul dans la course pour la conquête du fauteuil présidentiel.

Lui aussi, presenté comme partie prenante de la plateforme de Foumban, le président du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (Pcrn) et candidat à l’élection présidentielle du 12 octobre prochain, Cabral Libii a depuis lors émis des réserves sur la démarche de l’initiatrice de ce projet de convergence politique.

Quant aux autres acteurs de la plateforme de Foumban, les observateurs font face à leur aphonie au sujet de ce projet de mutualisation qui a fait rêver une bonne frange de l’opinion. Du coup, difficile de lire dans les intentions des Akere Muna, candidat investi par le Parti Univers, Pierre Kwemo de l’Union des mouvements socialistes (Ums) ou encore Matomba du Parti uni pour la réconciliation nationale (Purs).

La brouille Kamto-Ekane

L’affaire est telle que Maurice Kamto, candidat investi par le Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (Manidem) et Anicet Ekane président de cette formation politique par ailleurs l’un des précurseurs du Groupe de Douala étalent désormais leurs divergences au grand jour. Si l’ancien président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc), Maurice Kamto décline sa responsabilité du processus ayant conduit à la désignation du candidat consensuel présenté par le Groupe de Douala dont Anicet Ekane est l’un des timonier, les deux hommes sont divisés sur les motifs de la mise à l’écart de Maurice Kamto de la course à l’élection présidentielle. Un épisode qui impacte négativement sur la convergence souhaité des deux hommes pour la désignation d’un candidat consensuel de l’opposition à l’élection présidentielle. Quoique ni l’un ni l’autre ne soient pas des acteurs de premier plan de cette équation qui interpelle à priori les candidats admis a prendre part au scrutin du 12 octobre prochain.

Atp, un projet de transition sacrifié

Lancée sur des chapeaux de roues début février 2024, l’Alliance pour la transition politique a fait long feu. La plateforme constituée d’une vingtaine de partis politiques, lors de son lancement, a perdu de sa superbe du fait des incohérences nourries par les ambitions personnelles de ses membres. Du coup, le projet de mutualisation des énergies pour aboutir à une réforme institutionnelle de fond au terme de l’élection présidentielle s’est envolé. Pis, l’éclatement du mouvement porté par Olivier Bile a donné à voir d’une opposition mue par des considérations aux relents matérialistes. Des raisons pour son précurseurs de penser que l’activisme “désordonné” des candidats à l’élection présidentielle du 12 octobre prochain fait le lit de la réélection du candidat du Rassemblement démocratique du peuple camerounais, Paul Biya dont tous disent affronter pour mettre fin à son long règne engagé le 06 novembre 1982.

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