Par Ilyass Chirac Poumie
Si des pourparlers ont bien eu lieu entre certaines formations, plusieurs candidats déclarés affirment ne pas avoir été associés au processus.
« On ne peut pas parler d’unité quand des acteurs clés de l’opposition sont mis à l’écart »,
confie l’un d’eux,
dénonçant une stratégie qui « fragilise la crédibilité » du projet d’alternance.
Ces contestations fragilisent une initiative pourtant présentée comme historique face au président sortant Paul Biya et au Rdpc, solidement implantés dans le paysage politique. Dans les rangs de l’opposition, le climat est désormais tendu entre ceux qui prônent un ralliement coûte que coûte autour du candidat désigné et ceux qui dénoncent une « mascarade ».
À mesure que l’échéance électorale se rapproche, le spectre d’une opposition éclatée refait surface, au risque d’offrir un boulevard au parti au pouvoir.
