Par Joseph OLINGA N.
Le temps presse pour Maurice Kamto. Investi par le Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (Manidem), le président national du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) doit à présent faire face aux exigences de la loi, afin que sa candidature à l’élection présidentielle du 12 octobre prochain conserve toutes les chances d’être validée sans bisbilles.
Militant exclusif du Manidem
Pour cela, Maurice Kamto doit s’aligner sur les principes législatifs relatifs à l’exclusivité d’appartenance. En clair, Maurice Kamto doit démontrer son appartenance exclusive au Manidem en démissionnant du Mrc dont il est le président national.
Un dispositif régis par la loi N° 90/056 du 19 décembre 1990 relative aux partis politiques en son article 3, alinéa 2.Passée cette étape, Maurice Kamto doit faire la démonstration de sa démission du Mrc pour le Manidem. Une tâche moins aisée au regard du processus exigé. L’article 5 de la loi du 19 décembre 1990 précise que
“Tout changement ou toute modification dans ces éléments, ainsi que les pièces le contenant, doit être communiqué au gouverneur territorialement compétent.”
Démission impérative du Mrc
Là devient contraignante l’investiture de Maurice Kamto sous la bannière du Manidem. Le législateur exige ici que Maurice Kamto qui renonce “officiellement” à ses prérogatives de président national du Mrc communique aux autorités l’identité du nouveau président, la nouvelle composition de la structure dirigeante du parti ainsi que le descriptif des modifications statutaires liées à sa migration partisane.
Last but not least, le candidat du Manidem à l’élection présidentielle doit se conformer à la procédure de notification administrative. L’article six (06) de la loi N° 90/056 du 19 décembre 1990 prévoit à cet effet que
“Le gouverneur territorialement compétent dispose d’un délai de quinze (15) jours francs pour transmettre les éléments du dossier au ministre de l’administration territoriale.”
Partie d’échec
Une diligence soumise à la disponibilité de l’autorité administrative. Or, rendu au 17 juillet, l’échéance admise par la loi court jusqu’au 1er août prochain. Dans le même temps, le décret convoquant le corps électoral, lui, fixe le délai des candidatures au 22 juillet prochain.
Quoique déterminé à briguer un mandat présidentielle lors de l’élection du 12 octobre prochain, Maurice Kamto qui croit légitimement à sa victoire peut-il renoncer à la présidence du Mouvement pour la renaissance du Cameroun?
Un appareil politique qui, quoique l’on dise est seule à garantir sa survie politique dans tous les cas de figure. Une véritable combinaison de jeu d’échec pour Maurice Kamto pour qui la participation à l’élection présidentielle du 12 octobre prochain apparaît comme un déterminant absolu.
