Par Serge Aimé BIKOI
Dans un communiqué rendu public hier, Charles René Koung, le leader national, appelle à la mobilisation générale que le mouvement qualifie de républicaine.
“En tant qu’encadreurs, nous sommes et devons être au coeur de ce processus pour veiller à sa régularité et dénoncer toutes les fraudes et tentatives de fraudes d’où quelles viennent qui pourraient être orchestrées ce jour”.
écrit Charles René Koung au nom du bureau national.
Ce leader syndical poursuit : “Notre responsabilité d’enseignant et notre sens du devoir républicain nous y obligent”. Car pour eux, “le développement du Cameroun dépend fondamentalement de la qualité de l’éducation, celle-ci elle-même tributaire d’un leadership éclairé à la tête de l’État et soucieux du bien-être des populations”. Sans pour autant donner d’orientations vers le choix d’un candidat, le Syndicat national des instituteurs contractuels et des maîtres de parents veut plutôt s’assurer de la sincérité du verdict qui sortira des urnes.
Et pour cela peu importe le vainqueur, qu’il soit de l’opposition comme du parti au pouvoir. Ils entendent ainsi quadriller le triangle national, passer la journée du 12 octobre dans les bureaux de vote et non à leur domicile. Ils indiquent, d’ailleurs, que la plupart des bureaux de vote se trouvent dans les salles de classe réparties dans l’ensemble du territoire national. Une surveillance qui, selon les professionnels de l’éducation, dissuadera toute tentative d’actions irrégulières pouvant entacher l’une des étapes que ce soit du déroulement des opérations de vote jusqu’aux délibérations.
En outre, le Snicomb demande à tous les collègues et camarades de bien vouloir rejoindre le projet Eos(Éducateurs observateurs du scrutin) du Corec(Collectif des organisations des enseignants du Cameroun) afin de former un réseau de vigilance républicaine. Pour C.R. Koung, “cette surveillance de proximité va non seulement dissuader les tentatives de fraude, mais aussi garantir un scrutin crédible qui nous mettra à l’abri des conflits post-électoraux et d’éventuels remous sociaux. Cette surveillance devra se manifester non seulement tout au long de la journée, mais surtout pendant et après les délibérations”.
Le responsable du Snicomb appréhende ses pairs comme des gardiens stratégiques du comptage des voix et leur suggère de s’organiser en équipes de surveillance active et non perturbatrices du scrutin. Aussi leur demande-t-il de ne rien craindre et de pas redouter d’éventuelles menaces et intimidations, car seule leur conscience et le rêve d’un avenir meilleur pour le Cameroun devront guider leur action.
