Par Mon’Esse
Le Cameroun doit prioriser ses écosystèmes vulnérables de grande valeur et passer à une économie de services basée sur la forêt, afin de minimiser l’impact de la croissance sur l’environnement et préserver les richesses naturelles, selon un rapport de la Banque mondiale (BM).
Ce rapport, intitulé «L’or vert du Cameroun : valoriser les forêts et le capital naturel», invite le pays à s’appuyer sur l’écotourisme, les services médicinaux avec la flore unique et les connaissances forestières.
«En évaluant l’évolution du niveau et de la composition de la richesse nationale, les décideurs peuvent mieux comprendre la capacité d’une économie à générer des revenus futurs et à soutenir le développement.»
Le rapport plaide pour des modèles de financement climatique qui reconnaissent les forêts comme des dépositaires de valeurs d’options planétaires, au-delà des paiements basés sur les résultats pour les émissions évitées.
Il invite les autorités à intégrer des indicateurs de l’état des forêts dans les systèmes nationaux de classification de l’affectation des terres, et à éclairer les formules de transfert budgétaire, lorsque cela est possible.
Il recommande également d’investir dans la comptabilité et l’évaluation régulières du capital naturel des services forestiers.
Le pays, note la BM, a connu une augmentation modeste de son produit intérieur brut (PIB) réel, de 3,5% en 2024, contre 3,2% un an plus tôt, avec une inflation moyenne qui est passée de 7,4% à 4,5% entre 2023 et 2024, et un déficit budgétaire global qui s’est creusé à 1,5% du PIB en 2024, contre 0,7% du PIB l’année d’avant.
