Par Joseph OLINGA N.
Le chef de l’État camerounais, Paul Biya ne va pas participer à la Réunion extraordinaire des chefs d’Etat de la Communauté économique et monétaire des États de l’Afrique centrale (Cemac). Nouvellement réélu à 93 ans pour un nouveau mandat de sept (07) ans, le chef de l’État camerounais sera représenté ce 22 janvier à Brazzaville, au Congo par son ministre des finances, Louis Paul Motaze.
Quoique habitué, depuis quelques années aux multiples absences du chef de l’État camerounais aux grandes rencontres continentales, la présence de Paul Biya à la réunion de Brazzaville confirme les indiscrétions véhiculées sur sa fraîcheur physique et sa capacité à tenir une réunion de haut vol. Fortement marqué par un déficit de liquidité, certains observateurs avaient parié sur la présence du doyen des chefs d’Etat à cette rencontre que les experts prévoient déterminante pour l’accès des États de la zone Afrique Centrale aux facilités de cessions financières octroyées par la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (Fmi).
La réunion organisée sous l’impulsion insistante de la Banque mondiale et des autres partenaires économiques internationaux a pour enjeu central de trouver une solution pérenne à la baisse continue des taux de change des pays de la Zone Cemac. Certains experts avancent d’ailleurs l’éventualité d’une nouvelle dévaluation du Francs Cfa. Monnaie utilisée dans par les pays de la Cemac et ceux de l’Union économique et monétaire des États de l’Afrique de l’Ouest (Uemoa). Zone économique mieux lotis par les institutions monétaires et financières internationales.
Le 21 janvier, à la veille de la réunion extraordinaire des chefs d’État de la Cemac, le chef de l’État camerounais, Paul Biya a mandaté son ministre des finances afin qu’il puisse trouver des niches permettant au Cameroun de contracter 1650 milliards de Francs Cfa de prêts auprès des institutions nationales et internationales. Des prêts que le gouvernement camerounais entend investir dans le registre des investissements prévus dans son budget prévisionnel de l’exercice 2026. Le Cameroun se projette sur un budget global d’environ 8800 milliards de Francs Cfa dont plus des trois quarts, issus des recettes traditionnelles internes, seront consacrés aux dépenses de fonctionnement.
