Par Ilyass Chirac Poumie
Le Parlement camerounais, réuni en congrès ce samedi 4 avril 2026, a adopté la loi instituant le poste de vice-président de la République. Le texte a été approuvé à une majorité écrasante de 205 voix pour, contre 16 voix et 3 bulletins nuls.
La réforme a été défendue par le ministre d’État, ministre de la Justice et garde des Sceaux Laurent Esso, qui a conduit les travaux devant les parlementaires. Il était assisté dans cet exercice par le ministre délégué auprès du ministre de la Justice Jean de Dieu Momo, le secrétaire d’État auprès du ministre de la Justice chargé de l’administration pénitentiaire Dooh Jérôme Penbaga, ainsi que par le ministre délégué à la présidence chargé des relations avec les Assemblées François Bolvine Wakata.
Malgré quelques tensions et appréhensions observées au cours des débats, le gouvernement est parvenu à faire adopter ce texte stratégique, qui modifie l’équilibre institutionnel en introduisant une nouvelle fonction au sommet de l’État.
L’adoption de cette loi ouvre la voie à une redéfinition du mécanisme de succession au pouvoir exécutif, dans un contexte politique marqué par des interrogations sur la continuité de l’État.
La création d’un poste de vice-président au Cameroun s’inscrit dans une dynamique de révision constitutionnelle visant à encadrer la succession au sommet de l’État. Jusqu’ici, la Constitution prévoyait des mécanismes intérimaires en cas de vacance du pouvoir. Avec cette réforme, les autorités entendent instaurer une continuité plus structurée de l’exécutif, bien que le texte suscite des débats au sein de la classe politique et de la société civile.
