Par Serge Aimé BIKOI
C’était en partenariat avec le Réseau des médias africains pour la promotion de la santé, l’environnement, des droits humains et des questions de genre.
L’enjeu de ce café médias a consisté à traiter, de fond en comble, des habitudes alimentaires dans les ménages à l’origine des maladies non transmissibles, telles que le diabète, l’hypertension artérielle, les accidents vasculaires cérébraux, etc. Selon les chiffres de l’organisation Rada-Cameroun (2024), une personne sur quatre est obèse. Environ 60% des élèves souffrent de carie dentaire chez les élèves âgés de 6 à 11 ans. En moyenne, près de 50% des Camerounais boivent plus de trois canettes de boissons sucrées par semaine. En 2016, Rada-Cameroun note que l’alimentation malsaine a pris le pas sur le tabac en tant que principal facteur de risque de maladies non transmissibles (Oms, 2016). À l’échelle mondiale, sept décès sur dix sont dus aux maladies non transmissibles (Oms,2022). Environ 74.000 personnes meurent chaque année des maladies non transmissibles au Cameroun (Oms, 2022). 60% des personnes vivant en zone urbaine sont susceptibles de manger quotidiennement des produits ultra transformés (Étude Rada Kab 2024).
Au regard de ces statistiques, Rada-Cameroun et le Réseau des médias africains pour la promotion de la santé, de l’environnement, des droits humains et des questions de genre appellent les médias à interpeller les décideurs institutionnels pour appliquer les politiques de prévention des maladies non transmissibles. Pour Prince Mpondo,
“l’alimentation saine est la clé de voûte contre les maladies non transmissibles. Les Camerounais doivent avoir les bonnes habitudes alimentaires : éviter de manger trop salé, trop gras. Ce sont des facteurs qui créent les maladies chroniques qui représentent 43% des décès annuels dans notre pays”.
Les médias ont donc un rôle à jouer: interpeller les décideurs sur la nécessité d’adopter les politiques adéquates de prévention des maladies non transmissibles, sensibiliser les consommateurs sur l’adoption des bonnes pratiques alimentaires vu qu’avec l’industrialisation, il y a, de plus en plus, des produits manufacturés.
“Lorsque vous consommez trop d’huile, trop sucré et des aliments salés, cela vous expose à des maladies non transmissibles”,
ajoute le président du Remapsen.
Les experts de Rada-Cameroun ont, dans la même veine, évoqué d’autres impacts négatifs de la consommation des produits salés, sucrés et gras au rang desquels figurent, entre autres, les coûts de santé plus élevés pour les particuliers et le gouvernement, la durée de vie réduite, la diminution de la productivité de la population, l’érosion des systèmes alimentaires culturels.
