Par Hajer Elina
Le scandale présumé autour de la gestion et du détournement de l’or au Cameroun continue de provoquer une vague d’indignation. Dans une publication largement relayée sur les réseaux sociaux, Njoya Moussa exprime son scepticisme quant à d’éventuelles poursuites contre les personnes impliquées.
Selon Njoya Moussa, croire à des sanctions contre les auteurs présumés du scandale de l’or relèverait de l’illusion, rappelant que les responsables du détournement des fonds liés à la gestion du Covid-19 occupent, pour la plupart, toujours des fonctions officielles. L’auteur de la publication établit également un parallèle avec plusieurs chantiers publics emblématiques restés inachevés ou controversés, sans que leurs responsables n’aient été inquiétés.
Parmi ces projets cités figurent l’autoroute Douala Yaoundé, l’autoroute Yaoundé Nsimalen ou encore le stade Paul Biya, symboles pour de nombreux observateurs des dérives dans la gestion des grands travaux et de l’absence de reddition des comptes. Pour Njoya Moussa, ces exemples illustrent un système marqué par une impunité persistante.
Cette sortie de Njoya Moussa intervient dans un contexte de forte pression de l’opinion publique, alors que les autorités sont appelées à faire toute la lumière sur la filière aurifère et, plus largement, sur la gestion des projets publics.
Au Cameroun, plusieurs scandales financiers et projets d’infrastructures inachevés ont alimenté, au fil des années, la défiance des citoyens envers les institutions. La lenteur des procédures, l’absence de sanctions visibles et la reconduction de certains responsables mis en cause ont renforcé le sentiment d’impunité, ravivé aujourd’hui par le scandale lié à l’or.
