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Cameroun | Signes de fin de temps: Cacophonie générale au sein du Rdpc à 4 jours de la convention du corps électoral

Considéré comme le candidat "naturel" du parti à l'élection présidentielle, le chef de file du Rdpc semble étonnement étranger et aphone aux dissonances et à l'incertitude qui se sont emparées du camp présidentielle à l'approche de cette échéance majeure.

by Panorama papers
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Par Joseph OLINGA N.

En moins de vingt quatre heures, (le 07 juillet 2025), trois personnalités parmi les plus en vue du Rassemblement démocratique du peuple Camerounais (Rdpc) et non moins du gouvernement se sont exprimées dans des postures dissonantes au sujet de la candidature à polémique du chef de l’Etat en exercice et président national du Rdpc, Paul Biya.

Premier intervenant à s’exprimer sur les ondes de Radio France internationale (Rfi), le porte-parole du gouvernement et ministre de la communication, René Emmanuel Sadi a indiqué que la candidature de Paul Biya relève d’un agenda dont il est seul à détenir le fin mot. L’ancien secrétaire général du Comité central du Rdpc, qui aura passé plus de temps à la présidence, souligne à ce propos que rien n’est sûr ni à exclure au sujet de la candidature de Paul Biya.

Candidat du Rdpc

L’actuel secrétaire général adjoint du Comité central du Rassemblement démocratique du peuple camerounais et ministre du travail et de la securité sociale, Grégoire Owona est resté dans l’expectative. Le sémillant militant du parti présidentiel indique en effet que Paul Biya est à priori le candidat naturel du Rdpc. Grégoire Owona relativise néanmoins, en mi-journee le même jour, en expliquant que le Rdpc est prêt à produire un candidat dans le cas où Paul Biya décide de ne pas se représenter.

Toujours le 07 juillet au soir, Jacques Fame Ndongo, secrétaire national à la communication du Rassemblement démocratique du peuple camerounais et ministre de l’enseignement supérieur, dans une posture de quasi rectificatif à ses collègues respectivement du ministère de la communication, et du travail, soutient que le président national du Rdpc est le seul à même de se présenter à l’élection présidentielle sous la bannière du parti.

Incertitudes et dissonances

Des postures qui traduisent une incertitude certaine, mais un manque de commandant au sein du parti présidentiel. A trois mois de l’élection présidentielle prévue en octobre, même si les proches et les lieutenants du président s’abritent derrière des réponses plus ou moins sybillines pour justifier l’absence d’un président invisible, laissant la porte ouverte à toutes les possibilités, ils savent que le temps est venu de rassurer les militants et sympathisants sur l’option retenue par le Rdpc dans la perspective de l’élection présidentielle.

L’attente est d’autant plus préssante que des voix s’élèvent au sein même du parti pour exiger des clarifications et des certitudes. Celle dont la résonance est la plus forte est sans doute celle de l’élu de la commune de Monatélé, Léon Theiller Onana qui n’a de cesse d’évoquer la légalité et la légitimité de la candidature de Paul Biya qui semble imposer aux militants du Rassemblement démocratique du peuple camerounais.

L’activisme des proches

Au plan général, l’activisme des proches et autres lieutenants du président a fini par convaincre les plus sceptiques sur les incohérences qui gouvernent l’hyothétique candidature de Paul Biya qui comptabilise 92 ans dont 43 à la tête de l’Etat. Une imposture, s’il en est, selon certains analystes qui soutiennent que les principales questions de fond sont le temps passé à la tête de l’Etat et la capacité du président à gouverner. La seconde étant liée au respect des textes du parti comme énoncé par une frange importante des militants qui évoquent l’absence de tenue des congrès au sein du Rdpc depuis l’année 2011.

A l’observation, cette argumentation soutenue au sein du Rassemblement démocratique du peuple camerounais ne semble ceux qui, dans les hautes sphères du parti et dans le gouvernement, ignorent l’aspiration populaire de voir le vieil homme accéder au repos “mérité” que nombreux, même parmi ses adversaires les plus farouches, lui souhaite. Il va jusqu’aux représentations diplomatiques et autres organisations internationales, d’ordinaires très prudentes, souvent complaisantes, qui ellles-même ne manquent pas d’exprimer leurs inquiétudes sur le cas Cameroun, à travers des canaux divers.

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