Par Léopold DASSI NDJIDJOU
Prenant la parole en premier, le maire de Massangam, Mfopou Aboubacar, représentant l’honorable Tomaino Ndam Njoya empêchée, a présenté à l’assistance les tenants et les aboutissants du Salino. Il a déclaré que le Salino a été créé par la présidente du Syndicat des communes du Noun (Syconoun), Tomaïno Ndam Njoya, elle-même écrivaine.
La première édition s’est tenue du 4 au 6 décembre à la Maison de la culture de Foumban. Il s’agit d’un événement culturel majeur qui vise à promouvoir la lecture, la littérature et la culture dans le département du Noun et au Cameroun. En ce qui concerne les objectifs, il est question de promouvoir la littérature locale et les auteurs du Noun; de développer la lecture et la culture chez les jeunes et les moins jeunes; de créer un espace d’échange et de rencontre entre les acteurs de l’industrie du livre; de valoriser les œuvres des auteurs locaux et de rendre viables les espaces de lecture telles que les bibliothèques entre autres. ” Le Livre, un héritage commun”, est la thématique de ce premier salon du livre dans le Noun.
L’événement a également permis de créer un espace d’échange et de rencontre entre les acteurs de l’industrie du livre. Le Salino a reçu des auteurs de renom, tels que Djaïli Amadou Amal, prix Goncourt des Lycéens en 2020. Son expérience en tant qu’écrivaine a inspiré beaucoup de jeunes gens du département. C’est avec beaucoup d’entrain que les écoliers ont par exemple suivi cette illustre écrivaine qui a établi un lien direct entre sa vie au quotidien et sa production littéraire.
Le Salino a aussi eu le privilège de tenir sa première édition à la Maison de la culture de Foumban. Un cadre idéal et surtout, la dédicace des livres ont eu lieu au sein de la bibliothèque municipale, Dr Adamou Ndam Njoya, une salle multimédia ou un espace multisports. Quant au directeur du Siily, il a insisté sur la nécessité de voir les différents salons du livre travailler ensemble, se mettre ensemble pour relever les défis qui sont les leurs. Au Silly 2026, 13 pays étaient représentés et ceci montre l’importance d’unir les intelligences.
En ce qui concerne le Sinel (Salon international N’Djaména en lettres), on a appris toutes les difficultés et les entraves dans la chaîne du livre au Tchad. Les auteurs tchadiens publient plus à l’extérieur du pays car les conditions en interne sont intenables. Après les exposés, les diffrentes contributions de l”assistance ont permis de comprendre de la nécessité de multiplier les salons du livre mais aussi que ces différents hauts lieux annuels du livre obéissent à des cahiers de charges bien remplis par tous.
