Par Ilyass Chirac Poumie
L’ambiance était survoltée ce dimanche à Douala, où Issa Tchiroma Bakary, candidat à la présidentielle du 12 octobre, a réuni plusieurs milliers de sympathisants venus de divers quartiers de la capitale économique. Sous un soleil de plomb, la foule scandait
« Tchiroma, l’homme du peuple ! », tandis que des banderoles promettaient « changement et réconciliation nationale ».
Mais le meeting, organisé sur l’esplanade de Bonanjo, n’a pas été de tout repos. Une coupure de courant survenue au milieu du discours du candidat a plongé le site dans la confusion, aussitôt exploitée par quelques militants adverses pour lancer des slogans hostiles.
« On ne nous fera pas taire »,
a lancé Tchiroma, reprenant la parole à la lumière des téléphones portables.
Dans son allocution, l’ancien ministre a dénoncé
« les manœuvres d’un régime aux abois » et promis de « rendre la dignité au Camerounais ordinaire ».
Il a appelé les électeurs de Douala à
« transformer leur colère en vote utile »,
assurant que son projet visait
« la justice sociale, la sécurité et la fin de la politique du mépris ».
Malgré les tensions, le meeting s’est achevé dans une ambiance festive, avec chants, danses et un mot d’ordre répété :
« Rendez-vous aux urnes le 12 octobre ! »
Issa Tchiroma Bakary, ancien ministre de la Communication et président du Fsnc, s’est imposé ces dernières semaines comme l’un des principaux challengers à la succession de Paul Biya.
Après un passage remarqué à Bamenda et Garoua, sa tournée électorale à Douala était très attendue, la ville étant considérée comme un baromètre du vote urbain. Ce meeting intervient à moins d’une semaine du scrutin présidentiel, dans un climat de méfiance et de rivalités exacerbées entre les différents camps.
