Par Mon’Esse
Le gouvernement camerounais dénonce le «décalage» chronique entre la progression rapide du trafic de téléphonie mobile et la stagnation des investissements des opérateurs.
Lors du récent conseil de cabinet la ministre des Postes et Télécommunications, Minette Libom Li Likeng, a déploré la performance des opérateurs de téléphonie mobile «essentiellement compromise par des problématiques endogènes liées aux investissements insuffisants».
Ces problématiques se traduisent par des congestions récurrentes, une continuité de service erratique, une couverture incomplète et inégale du territoire ainsi que des débits fluctuants liés à une saturation progressive d’infrastructures vieillissantes.
Se basant sur des conclusions de l’Agence de régularisation des télécommunications (ART) et d’avis indépendants, elle a constaté que les investissements des opérateurs sont en inadéquation avec la croissance du trafic, toute chose qui s’alourdit par une maintenance approximative des équipements, la non-mutualisation des infrastructures ainsi qu’une mise à jour insuffisante des infrastructures.
Ces tares ont, souvent, donné lieu à de lourdes amendes du régulateur à l’endroit des opérateurs, mais à l’expérience ne contribuent point améliorer le service.
