Par Ilyass Chirac Poumie
Selon des témoignages recueillis sur place, son mari, présenté comme un « prophète autoproclamé », aurait refusé de la conduire à la clinique située pourtant au pied de leur immeuble, préférant pratiquer des incantations religieuses dans l’espoir d’une guérison miraculeuse.
La victime, gravement malade, est ainsi décédée à quelques pas seulement d’un centre de santé capable de lui apporter une prise en charge médicale.
« C’est incompréhensible, elle aurait pu être sauvée »,
a confié un voisin, choqué par les circonstances du drame.
Les autorités locales ont ouvert une enquête pour déterminer les responsabilités du mari, accusé par la population d’avoir sacrifié sa femme au nom de croyances mystiques. Ce drame relance le débat sur l’influence de certains pseudo-leaders religieux et sur les dangers liés au refus des soins médicaux dans la capitale économique du Cameroun.
