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Cameroun | Victimes de guerre: Le gouvernement veut une assistance plus intégrée

C'est l'objectif visé par le symposium de trois jours ouvert à Yaoundé ce 10 septembre au Palais des congrès sous la présidence de Koumpa Issa, le secrétaire d'État à la Défense chargé des Anciens combattants et victimes de guerre.

by Panorama papers
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Par Léopold DASSI NDJIDJOU

Le décret n° 2012/387 du 14 septembre 2012 portant organisation et fonctionnement du secrétariat d’Etat à la Défense chargé des anciens combattants et victimes de guerre définit le terme

« victime de guerre comme tout militaire ou civil qui ayant participé à un conflit armé, a subi, un handicap physique, mental ou moral du fait de ce conflit armé ou d’une mission placée sous l’égide d’une organisation internationale ».

Pour une assistance intégrée, les réponses devront être trouvées au cours du symposium à ces problématiques centrales. Comment garantir une prise en charge holistique (santé. mobilité, emploi, logement, education) adaptée aux besoins variés des victimes de guerre ? Comment assurer une meilleure coordination institutionnelle et la mobilisation des ressources nécessaires? Comment inscrire durablement la solidarité internationale dans un contexte de crises sécuritaires récurrentes à l’échelle mondiale et régionale? Le symposium n’est pas seulement un cadre d’échange académique, mais aussi et surtout une tribune de solidarité, une plateforme de réflexion stratégique et un appel à l’action collective.

«Nous réunissons pour honorer la résilience de celles et ceux qui ont été marqués dans leur chair, dans leur esprit ou dans leur vie, par les affres de la guerre»,

précise celui qui représente le ministre de la Défense, Joseph Beti Assomo.

Il poursuit en indiquant que c’est seulement en croisant les expertises dans différents pays et les pratiques qu’on pourra offrir le soutien le mieux adapté aux victimes et espérer ainsi répondre à la diversité de leurs besoins. Il va ainsi dans le sens d’une acception du président de la République qui affirmait que

«la Nation ne saurait oublier ceux qui ont souffert et se sont sacrifiés pour elle. Elle leur doit reconnaissance, justice et protection.»

Parmi les actions majeures à l’actif du gouvernement pour assister les victimes de guerre, il y a la création et la modernisation des structures d’accueil et d’assistance, à l’instar du Complexe militaire des invalides, construit, équipé et inauguré cette année afin d’apporter des réponses rapides et humaines aux besoins des bénéficiaires.

Il y a aussi la mise en œuvre de programmes de reconversion professionnelle visant à préparer une bonne réinsertion socio-économique des anciens combattants et victimes de guerre. Toujours pour être efficace, le symposium doit entre autres, évaluer le chemin parcouru par le Cameroun en matière de prise en charge des victimes de guerre; identifier les meilleures pratiques inspirées des expériences nationales et internationales; proposer des recommandations concrètes pour améliorer durablement la prise en charge des victimes de guerre.

Bien avant le discours d’ouverture de Koumpa Issa, la conférence inaugurale du Pr Jean Louis Atangana Amougou, sur le thème

«entre urgence humanitaire et politique durable : penser une gestion cohérente et inclusive des victimes de guerre»,

a soulevé toute la pertinence du symposium pour une réponse appropriée en faveur des victimes de la guerre.

Que ces victimes soient blessés, prisonniers ou décédés. Le 13 septembre prochain, le fin mot sera dit.

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