Avec Cynthia Konan Tawa
Rabat vit les dernières heures précédant la finale de la Coupe d’Afrique des Nations dans un climat inhabituel de méfiance. Opposés au stade Prince Moulay Abdellah, le Sénégal et le Maroc s’apprêtent à disputer le trophée continental, mais l’événement est désormais entouré de suspicions qui dépassent largement l’enjeu sportif.
Ces dernières quarante-huit heures ont été marquées par des communiqués officiels, des plaintes formelles et des réunions d’urgence impliquant les délégations, les officiels de match et les responsables de la Confédération africaine de football. En toile de fond, des interrogations persistantes sur l’organisation logistique, les conditions d’accueil des équipes, l’arbitrage et la neutralité globale du dispositif mis en place par le pays hôte.
Sans entrer dans le détail des griefs, plusieurs sources concordantes évoquent des préoccupations liées aux déplacements, à l’hébergement et à certains aspects protocolaires, jugés sensibles dans un contexte de finale disputée à domicile par le Maroc. Face à la montée de la polémique, la Caf a multiplié les consultations et s’est voulue rassurante, affirmant suivre la situation de près et garantir le respect strict des règles et de l’équité sportive.
Dans les deux camps, le discours officiel reste mesuré. Les encadrements appellent à la concentration et au respect de l’esprit du jeu, tout en soulignant la nécessité d’un cadre irréprochable pour une finale appelée à être suivie par des millions de téléspectateurs à travers le continent et au-delà.
La Coupe d’Afrique des Nations est la compétition phare du football africain, placée sous l’égide de la Confédération africaine de football. Le Sénégal, champion en titre, vise une confirmation historique, tandis que le Maroc cherche à s’imposer à domicile pour marquer durablement son retour au sommet continental. La finale, programmée au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat, constitue l’un des événements sportifs majeurs de l’année en Afrique, dans un contexte où les questions d’organisation et de transparence sont régulièrement scrutées.
