Par Sandra Embollo
Les autorités du district de Chaoyang, à Pékin, ont identifié le pilote qui a percuté, le 26 juin, la tour CITIC, plus haut immeuble de la capitale chinoise, comme un homme de 66 ans connu sous le nom de Liu.
Selon les premiers éléments communiqués, l’homme souffrait depuis longtemps d’insomnie et d’anxiété. Son journal personnel contenait plusieurs références à son intention de mettre fin à ses jours. Les autorités attribuent donc le drame à des « raisons personnelles ».
Le pilote avait décollé seul à bord d’un petit avion d’entraînement biplace depuis un aérodrome de l’arrondissement de Pinggu, en périphérie de Pékin. Il aurait ensuite quitté la zone de vol autorisée avant de perdre le contact avec l’aéroport, puis de s’écraser contre la façade vitrée de l’immeuble.
L’accident a causé la mort du pilote et fait 13 blessés, sans pronostic vital engagé. Il a également ravivé les interrogations sur la sécurité aérienne dans la capitale chinoise, où les restrictions de survol sont parmi les plus strictes du pays, notamment autour du centre politique de Pékin.
La tour CITIC, surnommée « China Zun », compte 108 étages et domine le quartier d’affaires de Pékin. Le crash, survenu en fin de journée, a provoqué une forte émotion et de nombreuses spéculations sur les médias sociaux chinois, rapidement encadrées par les autorités. L’affaire pose désormais une double question : celle du suivi médical des pilotes privés et celle de la capacité des dispositifs de sécurité à empêcher l’intrusion d’un appareil léger dans une zone aussi sensible.
