Par Arlette Akoumou Nga
Dans la rue, tout le monde parle d’Álvaro Uribe. L’ex-président a été condamné à 12 ans de prison qu’il effectuera assigné à résidence. Il devra aussi payer une amende de plus 700 000 euros. Et il sera inéligible à des fonctions publiques pendant huit ans et trois mois.
Pour Andres Contreras, professeur en philosophie à l’université, cette décision redonne du pouvoir à la justice colombienne, même s’il a peur des retombées politiques : « Je pense qu’il s’agit d’une grande décision de justice qui montre combien la séparation des pouvoirs est importante et combien il importe de respecter l’indépendance de la loi. Et je m’inquiète de la sécurité du juge et de l’instrumentalisation politique qui est faite par les partisans et les détracteurs de l’ancien président Uribe. »
De son côté, Tatiana Otalvaro, avocate et partisane de l’ex-président, estime que ce procès et cette condamnation font partie d’une stratégie politique pour discréditer Álvaro Uribe : « Juste le fait de dire qu’il est condamné et qu’il est coupable entraine une confusion entre son travail et sa gestion du pays en tant que président et la condamnation en elle-même. Et les partis politiques en profitent pour générer des conflits dans l’intérêt du gouvernement de gauche actuel. »
Les partisans de l’ex-président d’extrême droite Álvaro Uribe ont appelé à défiler dans la rue le 7 août, pour protester contre la condamnation de l’ex-chef d’État.
