Accueil » Déplacement | Cameroun: Paul Biya en voyage sanitaire en Suisse

Déplacement | Cameroun: Paul Biya en voyage sanitaire en Suisse

Fatigué et objet de malaises récurrents, l’état de santé du président camerounais aujourd’hui âgé de 92 ans, ne cesse d’inquiéter l’opinion.

by Panorama papers
0 comments

Par Mon’Esse

Le chef de l’Etat camerounais, Paul Biya a quitté, dimanche en mi-journée la capitale du pays, Yaoundé, pour un voyage sanitaire à Genève (Suisse), a-t-on appris de source introduite.

Accompagné d’un petit carré de proches, et craignant les secousses du fait de travaux routiers en cours à Mvan, sur son parcours habituel, son convoi a dû passer par le carrefour Nsam pour rejoindre l’autoroute menant à l’aéroport de Nsimalen.

Dans son communiqué y relatif, le cabinet civil se contente d’évoquer «un court séjour privé en Europe», précisant par ailleurs que Paul Biya a voyagé avec une suite de trois personnes, en dehors de son épouse.

A 92 ans accomplis, dont plus de 42 à la tête de l’Etat, M. Biya, physiquement fatigué, est ces derniers mois régulièrement victime de malaises à l’instar de celui survenu lors de la réception de la fête nationale, le 20 mai au Palais de l’unité.

Ce soir-là, rapportent des témoins, le président s’est littéralement écroulé, vite rattrapé par sa garde et prestement emmené dans les appartements privés pendant que son épouse, Chantal, essayait de distraire l’assistance.

Paul Biya, rapportent des sources dignes de foi, aurait dû effectuer son voyage sanitaire en Suisse depuis début mai.

«Ce sont ses conseillers militaires israéliens qui l’ont dissuadé de partir, parce qu’il risquait d’être bloqué à l’extérieur par des proches et ne plus jamais revoir son pays vivant», indiquent des sources dignes de foi à la présidence de la République.

L’avion de location, un Boeing 777-300, a dû être retourné à son propriétaire après 5 jours d’attente sur le tarmac de Nsimalen.

Et, question de responsabilités de cette tentative de coup d’Etat technique, les mêmes sources pointent du doigt la première dame, Chantal Biya et le secrétaire général de la présidence, Ferdinand Ngoh Ngoh, qu’on dit déterminés à vider les caisses de l’Etat en cas d’indisponibilité présidentielle.

En mars, rappelle-t-on, Paul Biya a fait modifier la Constitution pour y introduire la fonction de vice-président, appelé à assurer la continuité de l’Etat en cas d’indisponibilité, de démission ou de décès du titulaire, mais le poste n’a toujours pas été pourvu à ce jour.

You may also like

0 0 votes
Évaluation de l'article
Subscribe
Notify of
guest

0 Commentaires
Need Help? Chat with us
Panorama Papers
Support online
0
Would love your thoughts, please comment.x
()
x