Par Arlette Akoumou Nga
Lors d’une réunion technique tenue le 18 février 2026 à Dubaï, la République démocratique du Congo (Rdc), la Zambie, le Mozambique, le Zimbabwe et le Botswana ont discuté des modalités de financement et de mise en œuvre de ces infrastructures destinées à fluidifier le passage des personnes et des biens aux frontières.
Ces infrastructures — où les formalités douanières, sanitaires et migratoires sont traitées une seule fois, côté d’un seul poste — visent à réduire significativement les délais d’attente, souvent une contrainte majeure à l’efficience des échanges commerciaux intra‑africains. Les longues files de camions aux points de passage devraient ainsi laisser place à des contrôles plus rapides, permettant de diminuer les coûts logistiques et de renforcer la compétitivité des produits africains sur les marchés internationaux.
La réunion a rassemblé les ministres du Commerce extérieur des cinq pays ainsi que des représentants de DP World, l’opérateur logistique engagé dans le projet, et le Secrétaire général de la Zone de libre‑échange continentale africaine (ZLECAF). Les discussions ont porté sur un modèle de financement pour la construction et la modernisation de ces postes, avec l’objectif de finaliser un schéma d’ici les prochaines semaines lors d’un nouveau rendez‑vous à Dubaï.
Pour les autorités impliquées, cette initiative s’inscrit dans une logique plus large de mise en œuvre effective de la ZLECAF, l’accord continental visant à faciliter le commerce et la mobilité à travers l’Afrique. Selon les responsables, la création de postes frontaliers à arrêt unique devrait non seulement accélérer le transit des marchandises, mais aussi encourager l’intégration économique et réduire les barrières non tarifaires qui freinent encore les échanges entre pays africains.
