Par Joël Onana
Shaquille O’Neal, imposant par sa stature et dans le cœur de ses admirateurs, était assis devant une salle de presse bondée au Staples Center. Mais cette fois, les lumières n’étaient pas destinées à une célébration de championnat ou à des plaisanteries d’après-match. Elles étaient là pour quelque chose de plus intense, quelque chose qui fit pleurer même l’indomptable Shaq.
Ses mains, autrefois si agiles et puissantes sur le terrain, agrippèrent nerveusement le bord du podium. Les caméras cliquèrent, les journalistes murmurèrent, mais un silence inhabituel s’installa, chacun ressentant la gravité du moment.
« Merci », commença Shaq, sa voix grave tremblant comme jamais auparavant. « Ce n’est pas comme ça que je voulais passer ma journée. Mais il y a des choses qu’on ne choisit pas, elles vous choisissent. » Il marqua une pause, observant les visages : amis, membres de la famille, anciens coéquipiers et une marée de journalistes. Et puis, la nouvelle tomba – inattendue, mais délivrée avec l’honnêteté et la dignité dont seul Shaquille O’Neal était capable.
« On m’a diagnostiqué une forme précoce de la maladie de Parkinson », révéla-t-il en retenant ses larmes. « C’est difficile pour moi de prononcer ces mots. Je n’aurais jamais cru que ce jour arriverait. Mais je veux être honnête avec ma famille, mes amis et les fans qui ont été là pour moi à chaque instant. »
Un halètement collectif parcourut la salle, aussitôt remplacé par le silence et un sentiment d’incrédulité. L’homme qui semblait intouchable – qui avait écrasé les défenses de la Nba, fait rire des millions de téléspectateurs, qui illuminait n’importe quelle salle – était tout aussi vulnérable que nous tous.
Le chemin vers le diagnostic
Pendant des mois, l’entourage de Shaq avait remarqué de légers changements. Parfois, il s’amusait à tâtonner avec les boutons de son manteau. Son esprit vif et son rire tonitruant, caractéristiques de Shaq, avaient commencé à laisser apparaître des signes d’anxiété et de fatigue. Dans son podcast, il parlait d’une « raideur étrange », de petites douleurs dans les mains et les bras.
Au début, il les balaya d’un revers de main. « Je vieillis, c’est tout », disait Shaq en souriant. « J’ai cinquante-trois ans. J’ai bien mérité ces craquements, ces grincements. » Mais ceux qui l’aimaient savaient que c’était plus que ça.
Sa mère, Lucille, toujours à l’écoute des humeurs de son fils, fut la première à lui recommander une consultation médicale. S’ensuivirent une batterie d’examens, des salles d’attente interminables et des heures d’angoisse. Finalement, un neurologue lui posa le diagnostic que Shaq redoutait. « C’était surréaliste », a-t-il avoué aux journalistes. « Ça ne peut pas m’arriver. Je suis Superman. Je suis Diesel. Mais la vérité, c’est que la maladie se fiche de qui on est. »
Retenir ses larmes
Alors que Shaq racontait son histoire, sa voix se brisait fréquemment. Il s’essuya les yeux, marquant une pause sous le poids du moment.
« J’ai pleuré », a-t-il admis, n’étant pas du genre à cacher ses émotions. « Non pas parce que j’ai peur pour moi, mais parce que je m’inquiète pour les gens que j’aime. Mes enfants. Ma mère. Les fans qui me voient comme un homme invincible doivent savoir qu’il est normal d’être vulnérable. C’est normal d’admettre qu’on souffre. » Nombreux sont ceux qui, dans la salle, n’ont pu retenir leurs larmes. Vanessa, la veuve de Kobe Bryant, était assise au deuxième rang, s’essuyant les yeux en silence, connaissant trop bien la douleur qui survient lorsque la vie prend un tournant inattendu et cruel. D’autres légendes de la Nba ont apporté leur soutien, en personne et en ligne. Magic Johnson a tweeté : « Le courage de Shaq de partager son histoire contribuera à sauver des vies. Mes prières et mon amour vont à toi et à ta famille, mon grand. »
L’effet d’entraînement
En quelques minutes, la nouvelle a fait le tour du monde. Les réseaux sociaux ont explosé d’hommages : les fans ont partagé des souvenirs de la carrière emblématique de Shaq : ses coups de buzzer, ses cris de victoire, ses publicités déjantées et sa gentillesse légendaire.
Mais ce qui a véritablement stupéfié le monde, c’est la franchise brute de son annonce. Au lieu de se réfugier dans l’intimité, Shaquille O’Neal a choisi de se manifester, déterminé à sensibiliser et à soutenir la recherche sur la maladie de Parkinson.
« Mon histoire n’est pas que la mienne », a expliqué Shaq face caméra. « Cette maladie touche des millions de personnes : enfants, parents, enseignants, héros du quotidien. Ils se battent en silence. J’en ai assez du silence. »
Il a annoncé la création de la « Shaq Strong Foundation for Parkinson’s », promettant un don de 10 millions de dollars pour financer la recherche, les services de soutien et les programmes éducatifs.
