Par Ross Hill
L’onde de choc de l’affaire Epstein continue de produire ses effets en Europe, où plusieurs personnalités ont récemment fait l’objet d’enquêtes, de démissions ou de procédures judiciaires.
De l’autre côté de l’Atlantique, en revanche, certains observateurs dénoncent la lenteur – voire le silence – des autorités américaines.
Le financier américain Jeffrey Epstein, accusé d’avoir organisé un vaste réseau d’exploitation sexuelle de mineures, est mort en 2019 dans une prison de New York. Depuis, les investigations se poursuivent autour de son entourage et de ses soutiens présumés.
En Europe, plusieurs figures publiques ont vu leur carrière fragilisée par la révélation de liens passés avec Epstein ou par l’ouverture d’enquêtes connexes. Certaines institutions ont lancé des audits internes, tandis que des magistrats examinent d’éventuelles ramifications internationales.
Aux États-Unis, les critiques se concentrent sur l’absence de nouvelles inculpations majeures depuis la condamnation de Ghislaine Maxwell, ancienne collaboratrice d’Epstein, reconnue coupable en 2021 de trafic sexuel de mineures. Si la justice fédérale assure que les investigations se poursuivent, le manque de communication publique alimente les soupçons et les théories.
Des associations de victimes réclament davantage de transparence et appellent à une coopération judiciaire renforcée entre Washington et les capitales européennes. Elles estiment que l’affaire, par son ampleur et ses implications internationales, nécessite une réponse coordonnée et exemplaire.
Plus de six ans après la mort d’Epstein, le dossier demeure l’un des plus sensibles de ces dernières décennies, entre exigences de vérité judiciaire et pressions politiques.
