Par Adam Newman
Né en 1941 en Caroline du Sud, Jesse Jackson s’était engagé très tôt aux côtés de Martin Luther King Jr.. Il participa aux grandes mobilisations du mouvement des droits civiques, notamment aux campagnes pour le droit de vote et contre la ségrégation raciale.
Après l’assassinat de King en 1968, il poursuivit le combat en fondant l’organisation Rainbow/PUSH Coalition, dédiée à la justice sociale, à l’égalité économique et à la représentation politique des minorités.
Dans les années 1980, Jesse Jackson marqua l’histoire politique américaine en se présentant à deux reprises aux primaires démocrates pour l’élection présidentielle. En 1984 puis en 1988, il rassembla des millions d’électeurs et contribua à élargir la coalition du Parti démocrate, ouvrant la voie à une plus grande participation des minorités et des classes populaires dans le débat national.
Orateur charismatique, défenseur infatigable des droits des Afro-Américains mais aussi des travailleurs et des plus défavorisés, il fut à la fois admiré pour son engagement et critiqué pour certaines prises de position jugées controversées. Son influence dépassa largement les frontières américaines, Jesse Jackson intervenant régulièrement dans des missions diplomatiques informelles et des négociations internationales.
Son décès marque la disparition d’une des dernières grandes figures de la génération des leaders des droits civiques. De nombreux responsables politiques, militants et anonymes saluent un homme qui aura consacré sa vie à la lutte contre les discriminations et pour une Amérique plus inclusive.
