Par Ashton Glen
Donald Trump a déclaré avoir rejeté une proposition d’aide formulée par des pays membres de l’Otan concernant la situation sécuritaire dans le détroit d’Ormuz.
Selon le président américain, l’Alliance atlantique l’a contacté pour savoir si Washington souhaitait un appui dans la zone stratégique du Golfe. Donald Trump affirme avoir répondu en demandant aux alliés de rester à l’écart, sauf s’ils souhaitent simplement y charger du pétrole.
Dans un message publié sur Truth Social, le chef de la Maison-Blanche a accusé certains partenaires d’avoir été absents au moment où les États-Unis estimaient avoir besoin d’eux. Il a qualifié l’Otan de « tigre de papier », formule traduisant selon lui l’inefficacité de l’organisation dans cette crise.
Cette sortie intervient alors qu’Emmanuel Macron, Keir Starmer, Friedrich Merz et Giorgia Meloni réunissaient à Paris une conférence internationale destinée à préparer une mission neutre de sécurisation de la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz.
Le détroit d’Ormuz demeure l’un des points maritimes les plus sensibles au monde, assurant le transit d’une part majeure des exportations mondiales de pétrole et de gaz. Toute perturbation dans cette zone provoque immédiatement des tensions sur les marchés énergétiques internationaux.
Les propos de Donald Trump traduisent également des divergences croissantes entre Washington et plusieurs capitales européennes sur la gestion des crises moyen-orientales. Alors que les Européens privilégient des mécanismes multilatéraux de protection maritime, Donald Trump défend une approche unilatérale fondée sur la pression économique, la dissuasion militaire américaine et des négociations directes avec les acteurs régionaux
Cette nouvelle friction relance le débat sur la cohésion de l’Otan et sur la place des alliés européens dans les grands dossiers stratégiques pilotés par les États-Unis.
