Par Adam Newman
Les funérailles de l’ancien vice-président américain Dick Cheney ont eu lieu jeudi matin à 11 h à la Washington National Cathedral, en présence d’un parterre de personnalités politiques des deux bords. La cérémonie, qui s’est déroulée avec des « honneurs militaires complets », a rassemblé d’anciens présidents et vice-présidents, mais a également été marquée par l’absence, très remarquée, de l’actuel président Donald Trump et du vice-président JD Vance.
Parmi les présents figuraient notamment George W. Bush, qui a prononcé une allocution solennelle, et Joe Biden. Liz Cheney, la fille du défunt et ancienne représentante, a également pris la parole pour rendre hommage à son père.
Lors de son éloge, Bush a décrit Cheney comme « solide et rare », louant sa « retenue » face à son ego et affirmant qu’il avait « toujours pu compter sur des conseils sincères ». Liz Cheney, dans son discours, a mis en lumière l’engagement de son père envers la Constitution et la nation, soulignant qu’il servait un idéal plus grand que les clivages partisans.
Le choix de ne pas inviter Trump et Vance, rapporté par plusieurs médias, souligne les profondes divisions au sein du Parti républicain. La sonorité bipartisane de l’événement — réunissant des figures historiques de tous les camps — témoigne de l’influence durable de Cheney sur la politique américaine.
Dick Cheney, mort le 3 novembre 2025 à l’âge de 84 ans, fut vice-président sous George W. Bush (2001-2009). Il a joué un rôle central dans les décisions post-11 septembre, notamment sur l’invasion de l’Irak et l’expansion des pouvoirs exécutifs en matière de sécurité.
Dans les années qui ont suivi son mandat, Cheney s’est éloigné d’une partie du courant « Trumpiste » du Parti républicain, notamment via sa fille Liz Cheney, devenue l’une des critiques les plus virulentes de Donald Trump.
