Par Adam Newman
Le Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, Antonio Guterres, a annoncé la nomination de Vera Ngwenyi Nkwate Epse Ngassa, magistrate camerounaise, au poste d’Ombudsperson, conformément à la résolution 2734 (2024) qui prorogeait ce mandat jusqu’au 17 juin 2027.
Dans une lettre datée du 17 novembre 2025 et adressée au Président du Conseil de sécurité, Michael Imran Kanu, Antonio Guterres précise que cette nomination intervient « à la suite de consultations avec le Comité établi en vertu des résolutions 1267 (1999), 1989 (2011) et 2253 (2015) concernant ISIL (Da’esh), Al-Qaïda et les individus et entités qui leur sont associés ».
L’Ombudsperson aura pour mission d’examiner les requêtes introduites par les personnes ou organisations inscrites sur la liste des sanctions du Conseil de sécurité, avant de transmettre un rapport indépendant et détaillé aux membres du Conseil. Le Secrétaire général a demandé que cette information soit officiellement portée à l’attention des quinze membres du Conseil.
Cette désignation marque une nouvelle reconnaissance internationale de l’expertise juridique camerounaise dans les mécanismes de contrôle et d’équité liés au régime mondial des sanctions antiterroristes.
Créé par la résolution 1904 (2009), le mécanisme de l’Ombudsperson vise à garantir plus de transparence et d’équité dans le traitement des sanctions liées à ISIL et Al-Qaïda. L’Ombudsperson agit de manière totalement indépendante, recueille les informations pertinentes, auditionne les parties concernées et remet un rapport qui peut conduire au maintien ou à la levée des sanctions.
La résolution 2734 (2024) a prolongé ce mandat jusqu’en 2027. En nommant Vera Ngwenyi Nkwate Epse Ngassa, l’Onu renforce également la représentativité géographique et la diversité des expertises au sein de ses mécanismes d’examen.
