Par Matthew Pinch
Le Commandement central américain a confirmé que deux militaires avaient été tués le 17 juillet alors que les forces américaines et leurs partenaires tentaient d’intercepter des missiles balistiques et des drones iraniens au-dessus de la Jordanie. Un troisième militaire est porté disparu. Quatre soldats évacués vers des hôpitaux jordaniens ont depuis quitté les établissements, tandis que d’autres blessés légers ont repris leur service.
Selon le New York Post, l’attaque a visé la base aérienne de Muwaffaq Salti. Interrogé sur ces pertes, Donald Trump les a qualifiées de « honte » et annoncé qu’il contacterait les familles. Il a néanmoins défendu l’intervention militaire américaine, estimant que les soldats étaient morts pour empêcher l’Iran d’acquérir une arme nucléaire et d’entraîner le Moyen-Orient dans un conflit encore plus large.
Washington a ensuite déclenché de nouvelles opérations aériennes contre Téhéran. Les frappes visent notamment les capacités militaires iraniennes susceptibles de menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz. Le Pentagone renforce parallèlement son dispositif régional avec l’envoi d’avions de combat F-16 depuis l’Allemagne, de chasseurs furtifs F-35 depuis le Royaume-Uni et d’appareils ravitailleurs supplémentaires, selon les informations rapportées par la presse américaine.
Le CENTCOM avait déjà annoncé avoir achevé, le 17 juillet, une septième nuit consécutive de bombardements contre des sites de surveillance, des infrastructures logistiques militaires, des dépôts souterrains d’armement et des capacités maritimes iraniennes. Plus de 50 000 militaires américains sont actuellement déployés au Moyen-Orient, tandis que les États-Unis maintiennent un blocus naval contre les ports iraniens.
Ces premières pertes américaines enregistrées depuis la reprise des hostilités ravivent les divisions politiques à Washington. Plusieurs élus démocrates accusent Donald Trump d’avoir engagé le pays dans une guerre évitable et réclament le retrait des forces américaines. Le président affirme au contraire que l’affrontement est indispensable pour protéger les intérêts des États-Unis et empêcher l’Iran de devenir une puissance nucléaire.
La mort des deux soldats et la disparition d’un troisième font désormais craindre une nouvelle escalade entre Washington et Téhéran, alors que les attaques contre les bases militaires, les installations stratégiques et la navigation dans le détroit d’Ormuz se multiplient.
