Par Ross Hill
Jusqu’à 15 000 dollars : c’est la caution que vont devoir payer les étrangers de certains pays réclamant un visa pour se rendre aux États-Unis, dans le cadre d’un projet pilote du département d’État rendu public ce lundi 4 août. La décision, qui doit être publiée mardi dans le registre fédéral et entrer en vigueur 15 jours plus tard, s’inscrit dans le cadre des mesures de l’administration Trump pour lutter contre l’immigration illégale. Elle vise en particulier à s’assurer que les demandeurs de visas ne restent pas aux États-Unis au-delà de la durée autorisée de leur séjour.
Le projet pilote doit durer 12 mois. D’après la notice du département d’Etat, il concerne aussi bien les voyages touristiques que d’affaires. Cette initiative «renforce l’engagement de l’administration Trump à faire respecter les lois américaines en matière d’immigration et à protéger la sécurité nationale», selon un porte-parole.
Un demi-million de personnes concernées
Il vise les « ressortissants de pays identifiés par le département d’État comme ayant des taux élevés de dépassement de la durée de séjour autorisée » ou ceux dont « les informations de contrôle et de vérification sont jugées insuffisantes », à la discrétion des agents consulaires.
Selon le document, quelque 500 000 personnes auraient dépassé la durée autorisée de leur séjour aux États-Unis au cours de l’année fiscale 2023 (octobre à octobre). La liste des pays visés n’a pas été fournie.
Mais une quarantaine de pays, principalement en Europe, participent à un programme d’exemption de visas pour une durée limitée de 90 jours. Fin des visas pour les ressortissants du Burundi Ces derniers mois, le président américain a amorcé un durcissement des conditions d’octroi de visas pour de nombreux pays, notamment africains, sur fond d’offensive anti-immigration de Washington.
Lundi, les États-Unis ont ainsi annoncé suspendre la délivrance de visas aux ressortissants du Burundi, citant des « violations répétées » des ressortissants de ce pays très pauvre d’Afrique des Grands Lacs.
Depuis son retour au pouvoir en janvier, Donald Trump a fait de la lutte contre l’immigration clandestine une priorité absolue. Fin juillet, l’Ong Human Rights Watch avait dénoncé les conditions «dégradantes et déshumanisantes» dans plusieurs centres de rétention pour migrants.
