Par Adam Newman
Des centaines de manifestants se sont réunis ces derniers jours à proximité de la Maison‑Blanche, à Washington, pour protester contre les frappes menées par les États‑Unis et Israël contre l’Iran. Les rassemblements ont été organisés par plusieurs mouvements pacifistes et organisations militantes opposées à une nouvelle intervention militaire américaine au Moyen-Orient.
Les manifestants brandissaient des pancartes telles que « No bombs on Iran » et « No new war in the Middle East », tout en scandant des slogans appelant à mettre fin aux bombardements. Plusieurs intervenants ont exhorté le Congrès à limiter l’action militaire de l’administration du président Donald Trump, estimant que le pays risque de s’engager dans un conflit prolongé.
Dans les discours et les slogans, de nombreux participants ont établi un parallèle avec l’intervention américaine en Irak en 2003, souvent citée comme un précédent qui avait conduit à une guerre longue et coûteuse. Certains manifestants affirment que les justifications avancées aujourd’hui rappellent celles utilisées à l’époque pour l’invasion de l’Irak, alimentant la crainte d’une nouvelle « guerre sans fin ».
Les manifestations observées dans la capitale fédérale s’inscrivent dans une vague plus large de protestations organisées dans plusieurs villes américaines, dont New York, Chicago et Denver, depuis l’intensification des frappes contre l’Iran.
La crise actuelle a été déclenchée par des frappes américaines et israéliennes contre des cibles iraniennes dans un contexte de tensions régionales croissantes. L’escalade a ravivé le débat aux États-Unis sur les pouvoirs de guerre du président et sur le risque d’un nouvel engagement militaire majeur au Moyen-Orient, alors que certains responsables politiques et militants rappellent les conséquences de la guerre en Irak, déclenchée en 2003 et largement critiquée après l’absence d’armes de destruction massive.
