Par Ross Hill
Des élus du Congrès américain interpellent le secrétaire d’État Marco Rubio sur l’organisation du Sommet des dirigeants États-Unis–Afrique, prévu par la loi mais dont la tenue cette année semble compromise.
Dans une lettre adressée au chef de la diplomatie, les membres influents du Comité des affaires étrangères de la Chambre expriment leur « profonde préoccupation » face au silence du Département d’État, alors que plus de 250 jours se sont écoulés depuis la promulgation de la loi sur l’autorisation de la défense nationale (NDAA) 2025.
Le texte oblige l’exécutif à convoquer un sommet au plus tard un an après son adoption et à mettre en place une unité spéciale de coordination au sein du Bureau des affaires africaines. Or, selon les parlementaires, ni consultations avec le Congrès ni signaux clairs sur l’agenda du sommet n’ont été donnés.
Les signataires soulignent que ce rendez-vous constitue une vitrine diplomatique essentielle pour contrer l’influence croissante de la Chine et de la Russie sur le continent africain. Ils rappellent qu’en 2022, Washington s’était engagé à mobiliser 55 milliards de dollars en faveur de l’Afrique d’ici 2025, un effort désormais menacé par l’absence de suivi.
Les élus demandent à Marco Rubio de préciser, avant le 25 septembre, le calendrier du sommet, l’état d’avancement de l’unité de mise en œuvre et les modalités de financement de l’événement, alors que le budget 2025 reste lié aux crédits reconduits de l’exercice précédent.
