Par Ross Hill
Le Département d’État des États Unis a annoncé une suspension partielle de la délivrance de visas à destination des ressortissants de 19 pays, effective à partir du 1er janvier 2026 à 0 h 01, heure de la côte Est. Cette mesure s’inscrit dans le cadre de la Proclamation présidentielle 10998 relative à la restriction et à la limitation de l’entrée de ressortissants étrangers afin de protéger la sécurité des États Unis.
Les pays concernés sont l’Angola, Antigua et Barbuda, le Bénin, le Burundi, la Côte d’Ivoire, Cuba, la Dominique, le Gabon, la Gambie, le Malawi, la Mauritanie, le Nigeria, le Sénégal, la Tanzanie, le Togo, Tonga, le Venezuela, la Zambie et le Zimbabwe.
La suspension concerne les visas visiteurs non immigrants de type B1 et B2, les visas étudiants et d’échange F, M et J, ainsi que l’ensemble des visas d’immigration. Toutefois, des exceptions limitées sont prévues, notamment pour les minorités ethniques et religieuses persécutées en Iran, les binationaux utilisant un passeport d’un pays non concerné par la mesure, les bénéficiaires de visas d’immigrant spécial pour les employés du gouvernement américain, les participants à certains événements sportifs majeurs et les résidents permanents légaux.
Les autorités américaines précisent que cette décision vise à renforcer les contrôles migratoires et à répondre à des préoccupations liées à la sécurité nationale.
Les États Unis ont, à plusieurs reprises ces dernières années, ajusté leur politique de visas en fonction de considérations sécuritaires et diplomatiques. La Proclamation présidentielle 10998 s’inscrit dans cette logique de durcissement ciblé, suscitant déjà des réactions et des inquiétudes au sein des pays concernés, notamment en Afrique et dans les Caraïbes, où de nombreux étudiants et voyageurs pourraient être affectés par cette mesure.
