Par Ross Hill
Le président des États-Unis a déclaré dimanche qu’un « dividende d’au moins 2000 dollars par personne » serait distribué à tous les citoyens américains, à l’exception des « personnes à revenu élevé ». Selon lui, cette redistribution serait rendue possible par la richesse accumulée grâce à sa politique de tarifs douaniers.
« Les gens qui sont contre les tarifs sont des idiots ! Nous sommes désormais le pays le plus riche et le plus respecté du monde, avec presque aucune inflation et un marché boursier à un niveau record. Les plans de retraite 401(k) sont au plus haut de leur histoire », a écrit le président sur son réseau social, avant de préciser : « Un dividende d’au moins 2000 dollars par personne (hors hauts revenus !) sera versé à tout le monde. »
Interrogé sur Abc News ce même dimanche, le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a indiqué ne pas avoir encore discuté de cette proposition avec le président. Il a toutefois expliqué que le « dividende » pourrait prendre plusieurs formes, notamment sous la forme de réductions d’impôts déjà envisagées par la Maison-Blanche : « Pas de taxe sur les pourboires, pas de taxe sur les heures supplémentaires, pas de taxe sur la sécurité sociale, et la déductibilité des prêts automobiles », a-t-il déclaré à l’animateur George Stephanopoulos.
Cette annonce intervient dans un contexte de débat économique intense aux États-Unis autour de la politique commerciale et tarifaire du président. Ses partisans y voient un levier de protection de l’économie nationale et un moteur de croissance, tandis que ses opposants redoutent des effets inflationnistes et un isolement commercial. L’idée d’un dividende national, jamais mise en œuvre jusqu’ici, s’apparente à une forme de redistribution directe des gains économiques liés à la politique tarifaire américaine.
