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Etoudi 2025 > Cameroun | Candidature consensuelle de l’opposition: Un air de divergence

Alors que la présidente de l'Udc, Tomaïno Ndam Njoya semble préoccupée par le manque d'engagement des acteurs, le chef de file de l'Undp, lui aussi, ne réussit pas à mettre ensemble les forces en présence.

by Panorama papers
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Par Joseph OLINGA N.

A moins de trois mois de l’élection présidentielle du 12 octobre prochain, les signaux n’augurent pas d’une convergence d’opinions chez les candidats de l’opposition retenus pour cette échéance électorale “déterminante”. Le fait est observé dans la correspondance rendue publique ce 14 août par la présidente de l’Union démocratique du Cameroun (Udc).

La candidate à l’élection présidentielle lance un appel et une main tendue aux acteurs politiques pour “le sursaut républicain” en vue de la désignation d’un candidat consensuel pour l’élection présidentielle du 12 octobre prochain. Un aveu de divergence au sein de cette plateforme qui réunissait pourtant près d’une dizaine de partis politiques dont les leaders sont candidat à cette échéance électorale. De son aveu même, Tomaïno Ndam Njoya indique que la plateforme se résume désormais à quatre formations politiques (lUrs, le Pal, le parti Univers et l’Udc), régulièrement impliqués dans le processus de désignation d’un candidat unique.

“Les autres qui étaient à Foumban le 08 août ayant déclaré être tenu par un autre agenda.”

En clair, Tomaïno Ndam Njoya indique que le Mcnc, le Fsnc, entre autres, semblent dans une posture d’engagement partiel dans la dynamique de désignation d’un candidat unique de l’opposition.

Activisme sans effetL’affaire est telle que la même incertitude se dessine au sein du mouvement que semble mettre en place le candidat à l’élection présidentielle et président de l’Union national pour la démocratie et le progrès (Undp), Bello Bouba Maïgari. Depuis sa sortie du gouvernement, l’ancien partenaire du candidat du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), Paul Biya, au sein de la plateforme gouvernementale reçoit sans interruption candidats et leaders de partis politiques sans que l’on ne puisse déceler une réelle dynamique d’unification au sein d’un projet devant aboutir à la désignation d’un candidat consensuel de l’opposition.

Le front du Grand Nord Tout semble donner raison à ceux des observateurs qui pensent que la priorité de l’ancien partenaire de Paul Biya est la construction d’une dynamique basée sur le rassemblement des forces en présence dans les régions de l’Adamoua, du Nord et de l’extrême-Nord. Le chef de file de l’Undp semble d’ailleurs préciser cette perception en faisant le choix d’un meeting de lancement de sa campagne à Garoua alors que l’opinion, elle, examine les moindres signaux confortant l’idée d’une convergence des acteurs vers une candidature unique.

Même les indiscrétion faisant état de son alliance avec le candidat recalé du Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (Manidem), Maurice Kamto, glisse peu à peu dans le registre de l’utopie. Idem du candidat du parti Univers, l’ancien bâtonnier Akere Muna avec lequel l’on a aperçu Bello Bouba Maïgari le temps de quelques flash d’apoareils photo et des prises de vues des caméras mobilisées pour l’occasion.

L’accolade entre le président de l’Undp, Bello Bouba Maïgari et le président du Front pour le salut national du Cameroun (Fsnc), Issa Tchiroma Bakary, semble depuis quelques temps la convergence la plus probable dans l’esprit de désignation d’une candidature consensuelle en vue de l’élection présidentielle du 12 octobre prochain. Tous deux anciens ministres et membres de la plateforme gouvernementale, Issa Tchiroma Bakary et Bello Bouba Maïgari ont aussi en commun la proximité communautaire et idéologique qui les lient aux revendications du Grand Nord qui estime son temps venu pour faire valoir son poids politiques et électorale sur l’échiquier national.

L’ego des anciens candidats Tout à côté, les postures du candidat du Social democratic front (Sdf), Joshua Osih et celle du chef de file du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (Pcrn), Cabral Libii ne donnent pas des assurances quant à une convergence vers une candidature de l’opposition. Tous les deux anciens candidats à l’élection présidentielle Joshua Osih et Cabral Libii n’entendent pas jouer un rôle périphérique dans le processus électoral en cours.

Autant dire qu’à un peu moins de trois mois de l’élection présidentielle du 12 octobre prochain, les postures des acteurs et les dissonances perçues au sein des différentes plateformes de l’opposition font douter d’une volonté réelle des acteurs à constituer un front susceptible d’affronter le candidat du Rdpc, Paul Biya qui brigue un huitième mandat à la présidence de la République.

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