Par Sandra Embollo
Les faits se sont produits jeudi 16 avril vers 9h30 boulevard Victor-Hugo à Neuilly-sur-Seine. Selon les premiers éléments, deux individus casqués arrivés sur un scooter de type TMAX ont ouvert le feu à plusieurs reprises sur Éric Robic avant de prendre immédiatement la fuite. Les secours sont intervenus rapidement, mais la victime a succombé à ses blessures peu après 10 heures.
Le meurtre, commis en plein jour dans une commune parmi les plus sécurisées de la région parisienne, présente les caractéristiques d’une exécution préparée. Les investigations portent sur l’itinéraire des tueurs, les images de vidéosurveillance et les activités récentes de la victime. Le dossier a été orienté vers des juridictions spécialisées compte tenu de la gravité des faits.
Éric Robic était connu des services de police et de justice pour escroqueries, infractions financières, violences et autres condamnations. Son casier judiciaire comptait de nombreuses mentions sur plusieurs décennies.
Son nom était surtout resté associé à l’affaire Lee Zeitouni. En 2011, la jeune femme avait été mortellement percutée à Tel Aviv par un véhicule conduit par Robic, affaire qui avait provoqué une vive émotion en France comme en Israël et tendu les relations diplomatiques entre les deux pays. Il avait ensuite été condamné en France.
Neuilly-sur-Seine, commune limitrophe de Paris, est réputée pour son cadre résidentiel aisé et ses fortes mesures de sécurité. Les homicides par arme à feu y restent rares, ce qui donne à cette affaire un retentissement particulier.
Le profil de la victime, mêlant passé judiciaire lourd, contentieux financiers et forte notoriété médiatique, laisse envisager plusieurs mobiles potentiels : vengeance personnelle, différend criminel ou litige lié à ses activités passées. À ce stade, aucune hypothèse n’est officiellement privilégiée.
