Par Joël Onana
Une publication largement relayée sur les réseaux sociaux relance le débat autour du rôle et des ambitions politiques supposées de Samuel Eto’o. Selon un texte publié sur le mur Facebook de Moussa Njoya, l’ancien capitaine des Lions indomptables aurait déclaré être « le président du Cameroun », sans chercher à corriger ou nuancer ses propos par la suite.
Pour l’auteur de la publication, cette sortie ne relève pas d’un simple lapsus, mais s’inscrirait dans une stratégie de communication plus large visant à accréditer l’idée que Samuel Eto’o et certains proches du pouvoir exerceraient désormais une influence déterminante sur la gestion du pays. Une thèse que l’intéressé et ses soutiens n’ont, à ce stade, ni confirmée ni démentie.
Le texte rappelle également une précédente interview accordée à Radio France Internationale, au cours de laquelle Samuel Eto’o avait soigneusement évité de répondre à une question directe sur une éventuelle candidature à l’élection présidentielle, tout en soulignant que ses déboires seraient liés aux soupçons persistants sur ses ambitions politiques. Une séquence médiatique perçue par ses détracteurs comme une opération de communication maîtrisée.
Ces déclarations interviennent dans un contexte politique marqué par des accusations récurrentes de personnalisation du pouvoir et de confusion entre sphères sportive, institutionnelle et politique.
Samuel Eto’o, figure emblématique du football africain, préside la Fédération camerounaise de football depuis 2021. Son influence, son exposition médiatique et ses relations avec les plus hautes autorités de l’État alimentent régulièrement les débats sur un possible engagement politique futur, dans un Cameroun souvent critiqué pour la longévité de ses dirigeants et la concentration du pouvoir.
