Par Joseph OLINGA N.
L’information qui se chuchote dans quelques temps dans certains salons feutrés de la capitale politique, Yaoundé, est confirmée par des sources dans le sérail camerounais. Une mouture de texte est actuellement en étude à la présidence de la République. Nos sources indiquent que le chef de l’Etat entend proposer aux députés et aux sénateurs la révision de certains articles de la constitution de 2006. De même que certaines dispositions nouvelles pourraient intégrer la constitution.
Les sources contactées par Panorama Papers indiquent que l’introduction d’un poste de vice-président de la République devrait figurer dans la mouture soumise aux parlementaires. Il s’agit, explique l’une de nos sources, ” de régler le débat relatif aux mécanismes de gestion de la vacance de pouvoir du président de la République.” La constitution en vigueur dispose que le président du Sénat est la personnalité habilité à gérer une vacance de 90 jours en cas d’absence ou d’incapacité constaté du président de la République.
La disposition en cours d’élaboration prévoit que le président de la République nomme désormais un vice-président. ” Une sorte de binôme qui sera chargé de pallier à la vacance de pouvoir du président. Il sera doté du pouvoir de remplacer valablement le président et de terminer son mandat.” Notre source souligne néanmoins que ” le gestionnaire de la vacance de pouvoir du président de la République ne pourra pas se présenter à l’élection présidentielle à l’échéance du mandat qu’il achève.”
La mouture de révision de la constitution en cours prévoit aussi la création de la Cour des comptes. Selon nos sources, cette entité devrait sonner le glas du Conseil économique et social. La Cour des comptes en gestation aura la prérogative d’auditer et sanctionner, en permanence, la gouvernance des ressources publiques.
Très attendu par les partis politiques de l’opposition, les organisations de la société civile ainsi que les partenaires internationaux du Cameroun, l’instauration du vote à deux tours devrait voir le jour. L’une de nos sources précise à cet réforme implique “automatiquement” la révision du Code électoral qui, lui aussi, fait débat depuis de nombreuses années au Cameroun.
