Par Ilyass Chirac Poumie
Les rapports de force au sein du clan de Chantal Biya connaissent des recompositions sensibles, selon Africa Intelligence. Longtemps perçu comme un bloc cohérent et influent au sommet de l’État camerounais, le cercle rapproché de la première dame serait aujourd’hui traversé par des fractures internes, sur fond de luttes d’influence et d’ententes de plus en plus contestées.
À l’approche d’un remaniement gouvernemental annoncé de manière informelle depuis plusieurs mois, certains soutiens traditionnels de Chantal Biya verraient leur position s’affaiblir, tandis que de nouvelles figures chercheraient à s’imposer. Ces rivalités se manifesteraient notamment dans les arbitrages autour des portefeuilles ministériels stratégiques et dans la gestion des réseaux politiques et économiques proches du pouvoir.
Toujours selon la même source, ces tensions traduisent une compétition accrue pour l’accès au président Paul Biya, dans un contexte marqué par l’incertitude sur les équilibres futurs du régime. Les manœuvres en coulisses se multiplient, chacun tentant de préserver ou d’étendre son influence avant toute annonce officielle.
Si le clan de la première dame demeure un acteur central de la scène politique camerounaise, ces fissures internes pourraient peser sur la configuration du prochain gouvernement et révéler une redistribution plus large des cartes au sommet de l’État.
Chantal Biya occupe depuis plusieurs décennies une place singulière dans l’appareil du pouvoir camerounais, à travers un réseau d’alliances politiques, administratives et économiques. Les remaniements ministériels, souvent rares et très attendus, constituent traditionnellement des moments clés de recomposition des équilibres internes du régime.
