Par Ilyass Chirac Poumie
Les usagers du métro parisien ont découvert ce vendredi une nouvelle campagne publicitaire de Gleeden, l’application spécialisée dans les rencontres extraconjugales, qui n’est pas passée inaperçue. Sur l’affiche, on peut lire : « Contrairement à l’antidépresseur, l’amant ne coûte rien à la sécu. » Un message jugé provocateur, voire déplacé, par de nombreux passants qui ont exprimé leur malaise sur les réseaux sociaux.
Certains dénoncent une banalisation de l’infidélité, d’autres regrettent la comparaison avec les traitements destinés à lutter contre la dépression, estimant qu’elle tourne en dérision la santé mentale. La campagne, qui vise manifestement à attirer l’attention par le choc, alimente déjà un débat sur les limites de la publicité dans l’espace public. Contactée par plusieurs médias, la RATP rappelle que les contenus sont validés par un organisme indépendant, mais que les messages demeurent sous la responsabilité des annonceurs.
Gleeden, habitué des campagnes controversées, n’a pour l’instant pas réagi aux critiques.
Fondée en 2009, Gleeden se présente comme la première plateforme européenne de rencontres extraconjugales. Elle s’est fait connaître par des campagnes régulièrement pointées du doigt pour leur caractère provocateur, notamment dans les transports parisiens.
