Par Madani Charaf
Une erreur de diffusion aux lourdes conséquences secoue la chaîne d’information française Lci depuis le 23 mars. Un échange privé WhatsApp avec son correspondant en Iran, Siavosh Ghazi, a été accidentellement rendu public à l’antenne.
Dans ce message, le journaliste exprime son exaspération face à ce qu’il décrit comme une censure répétée et excessive de ses reportages portant sur la guerre impliquant les États-Unis et Israël.
« Très bien d’accord, ne comptez plus sur moi. J’en ai assez de cette censure permanente »,
écrit-il, dans des propos désormais largement relayés.
Selon les éléments disponibles, c’est précisément cette censure jugée excessive et répétée de ses papiers qui a conduit Siavosh Ghazi à prendre la décision de quitter ses fonctions. Journaliste d’origine iranienne, il couvrait la situation dans son propre pays pour plusieurs médias français, apportant un regard de terrain rare dans un contexte particulièrement sensible.
Pour l’auteur de cet article, cet incident met en lumière une ligne éditoriale problématique au sein de Lci, perçue comme favorable à Israël depuis le début du conflit. Une orientation qui, selon cette analyse, entre en contradiction avec l’exigence d’équilibre et de rigueur attendue d’un média d’information en continu.

Lci (La Chaîne Info) est une chaîne française d’information en continu lancée en 1994. Elle appartient au groupe Tf1, contrôlé majoritairement par le groupe Bouygues, un acteur majeur de l’économie française présent dans les secteurs du Btp, des télécommunications et des médias.
Depuis le début des tensions au Moyen-Orient, la couverture médiatique des conflits fait l’objet de vives critiques et débats. Dans ce contexte, la démission de Siavosh Ghazi illustre les tensions internes pouvant exister entre exigences éditoriales, réalités du terrain et perception d’un traitement déséquilibré de l’information.
