Par Sandra Embollo
Un drame a secoué la communauté camerounaise de France avec la mort de Lara Mbappé, violemment agressée par son ex compagnon. Selon les premiers éléments recueillis, le suspect, un Camerounais établi en France, aurait attaqué la jeune femme après n’avoir pas supporté qu’elle refasse sa vie avec un autre Camerounais résidant au pays. La victime aurait été éventrée lors de l’agression, avant d’être transportée d’urgence à l’hôpital, où son décès a été confirmé par les médecins.
Les faits se seraient déroulés dans un contexte de jalousie et de pressions répétées de la part de l’ancien compagnon, selon des proches. L’enquête ouverte par les autorités françaises devra établir les circonstances exactes de l’attaque et déterminer les charges retenues contre le présumé auteur, interpellé peu après les faits.
La mort de Lara Mbappé provoque une vive émotion au sein de la diaspora camerounaise, qui dénonce un acte d’une extrême brutalité et appelle à une mobilisation contre les violences conjugales. Les violences intrafamiliales et conjugales représentent un enjeu majeur en France, où plusieurs centaines de femmes sont victimes chaque année de tentatives ou d’actes mortels.
Au sein des communautés migrantes, de nombreuses associations militent pour la prévention, l’accompagnement psychologique et la protection des victimes. Le collège Saker de Douala, où Lara Mbappé avait effectué sa scolarité, est également connu pour sa large communauté d’anciennes élèves actives dans la diaspora.
