Par Joēl Onana
La tension monte au sein de la diaspora camerounaise au Gabon après la disparition de plusieurs militants qui s’étaient rendus à l’ambassade du Cameroun à Libreville pour exiger la surveillance du processus électoral. Selon des témoins, ces citoyens auraient été arrêtés par des individus non identifiés, avant d’être transportés clandestinement vers le Cameroun.
Des sources concordantes affirment qu’ils se trouvent à présent entre les mains des forces de sécurité camerounaises, dans des conditions inconnues. L’opération, menée en dehors de tout cadre légal, suscite une vague d’indignation au sein de la communauté camerounaise au Gabon et des organisations de défense des droits humains.
Les proches des disparus appellent les autorités à clarifier la situation et à garantir leur sécurité, tandis que des Ong demandent l’ouverture d’une enquête internationale pour « enlèvement transfrontalier ».
Le Cameroun a connu le 12 octobre une élection présidentielle marquée par de fortes tensions et des accusations de fraude. La diaspora, très mobilisée dans plusieurs pays, avait annoncé vouloir surveiller le dépouillement pour éviter toute manipulation des résultats. Libreville, qui abrite une importante communauté camerounaise, avait été identifiée comme un point de vigilance particulier. Cette affaire risque d’envenimer encore davantage un climat post-électoral déjà explosif.
