Par Ashton Glen
Washington a accordé une licence temporaire de trente jours permettant aux raffineries indiennes d’acheter du pétrole russe déjà chargé sur des navires, une mesure destinée à stabiliser l’approvisionnement énergétique mondial et à éviter une flambée des prix.
Cette décision marque un revirement notable après plusieurs mois durant lesquels l’administration de Donald Trump avait fortement critiqué New Delhi pour ses achats de brut russe, allant jusqu’à imposer des pressions commerciales afin de réduire ces importations.
La dérogation intervient dans un contexte de crise énergétique provoquée par la guerre au Moyen-Orient et la quasi-fermeture du détroit d’Ormuz, un passage stratégique par lequel transitent une part importante des exportations mondiales de pétrole.
Selon des responsables indiens, les réserves disponibles dans le pays ne permettaient de couvrir que quelques semaines de consommation, ce qui a poussé New Delhi à rechercher rapidement des sources alternatives d’approvisionnement.
Le département du Trésor américain précise que cette autorisation exceptionnelle vise uniquement des cargaisons déjà en mer et ne devrait pas générer de revenus significatifs pour Moscou.
Troisième consommateur mondial de pétrole, l’Inde dépend fortement des importations pour alimenter son économie. Depuis les sanctions occidentales contre la Russie après l’invasion de l’Ukraine, le pays était devenu l’un des principaux acheteurs de brut russe à prix réduit.
Cependant, les tensions récentes dans le Golfe et les perturbations du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz ont bouleversé les flux énergétiques mondiaux, poussant Washington à assouplir temporairement sa position afin d’éviter un choc pétrolier international.
Si vous voulez, je peux aussi vous faire une deuxième dépêche plus géopolitique, montrant l’incohérence de la politique de Trump vis-à-vis de la Russie et de l’énergie, ce qui est en train de faire débat à Washington.
