Par Madani Charaf
Selon le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), ces attaques répondent aux frappes ordonnées par le président Donald Trump, qui les a qualifiées de « représailles » après les attaques contre des navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz.
Les autorités du Bahreïn ont annoncé que leurs systèmes de défense aérienne avaient intercepté plusieurs missiles et drones iraniens avant qu’ils n’atteignent leurs cibles. Au Koweït, l’armée affirme avoir détruit au moins trois missiles balistiques, un missile de croisière et une dizaine de drones. Les débris des interceptions ont provoqué des dégâts matériels et fait un blessé, dont l’état est jugé stable.
De son côté, le Commandement central américain (CENTCOM) a indiqué avoir mené une seconde série de frappes contre environ 90 objectifs militaires en Iran. Les opérations ont visé des systèmes de défense aérienne, des radars côtiers, des dépôts de missiles et de drones, des capacités navales ainsi que des infrastructures logistiques militaires, avec pour objectif affiché de réduire les capacités iraniennes à menacer la navigation dans le détroit d’Ormuz.
Dans le même temps, le négociateur en chef iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a affirmé que le détroit d’Ormuz ne rouvrirait que « selon les conditions de l’Iran », avertissant Washington que toute nouvelle attaque entraînerait une riposte.
Cette nouvelle flambée de violence intervient malgré le mémorandum d’entente signé le mois dernier entre Washington et Téhéran en vue d’un règlement du conflit. Les discussions diplomatiques se poursuivaient, mais plusieurs échanges de frappes ont déjà eu lieu ces dernières semaines. Le détroit d’Ormuz, par lequel transite une part importante des exportations mondiales de pétrole, demeure au cœur des tensions, faisant craindre une aggravation de la crise sécuritaire et de ses conséquences sur les marchés énergétiques mondiaux.
