Par Julie Peh
Dans les eaux étroites du détroit d’Ormuz, chaque navire qui passe transporte bien plus que du pétrole ou du gaz , il transporte l’équilibre fragile de l’économie mondiale. Selon plusieurs informations relayées sur la scène internationale, l’Iran envisagerait la mise en place d’un “péage” pouvant atteindre jusqu’à deux millions de dollars par navire, conditionné à la réouverture sécurisée de ce corridor maritime stratégique. Une mesure qui s’inscrirait dans un contexte de cessez-le-feu et de négociations indirectes avec les États-Unis.
Dans les faits, Téhéran aurait déjà expérimenté des mécanismes de taxation et redirigé certains itinéraires maritimes, tout en avertissant que certaines zones pourraient rester dangereuses, évoquant même la présence potentielle de mines navales sur certains axes. Au centre de cette crise, une réalité s’impose , près de 20 % du pétrole mondial transite par ce passage étroit reliant le Golfe au marché international. Une fermeture partielle ou une simple perturbation suffirait à faire trembler les marchés de l’énergie.
Dans la région, les réactions sont vives. Plusieurs pays invoquent le droit international et rappellent le principe fondamental de liberté de navigation. Pour eux, toute restriction dans ce couloir maritime serait une menace directe à la stabilité économique mondiale. Du côté de Iran, cette stratégie est perçue par certains analystes comme un levier de pression dans un rapport de force régional et international, alors que les tensions restent vives avec les États-Unis.
À Washington, sous l’influence de la politique menée par Donald Trump, la question du Golfe Persique reste un point sensible de la diplomatie énergétique et militaire américaine, où chaque décision peut avoir des répercussions mondiales.
Plus largement, les pays du Golfe, dont le Oman voisin, observent avec inquiétude cette montée des tensions, conscients que la moindre escalade pourrait perturber les flux pétroliers, faire grimper les prix et déstabiliser les chaînes d’approvisionnement.
Dans ce contexte explosif, les analystes alertent , au-delà du bras de fer politique, c’est l’économie mondiale qui se retrouve prise en otage d’un couloir maritime aussi étroit que vital. Et dans le silence des pétroliers en transit, une interrogation le détroit d’Ormuz restera-t-il un passage ouvert… ou deviendra-t-il un point de rupture pour l’équilibre énergétique mondial ?
