Par Arlette Akoumou Nga
Le gouvernement de Iran a officiellement autorisé les femmes à conduire des motos et des scooters, mettant fin à une longue incertitude juridique. Jusqu’à présent, aucun texte ne prohibait explicitement la pratique, mais les autorités refusaient de délivrer les permis correspondants, plaçant les conductrices dans une situation de risque légal.
Désormais, les femmes peuvent suivre les formations, passer les examens et obtenir un permis de conduire pour deux‑roues motorisés, conformément aux nouvelles directives de la police routière. Pour les autorités, cette mesure vise à moderniser le régime des permis et à sécuriser la circulation, tout en répondant aux besoins croissants des conductrices.
La décision est saluée par de nombreuses militantes pour les droits des femmes, qui y voient une reconnaissance symbolique et pratique de leur liberté de mouvement. « C’est un petit pas, mais il compte beaucoup », souligne une motarde basée à Téhéran, qui pratiquait déjà la conduite malgré l’absence de cadre légal clair.
Cependant, certains observateurs rappellent que cette avancée légale reste limitée si elle n’est pas accompagnée d’une évolution des mentalités et de l’application de la loi sur le terrain. Dans un pays où d’autres restrictions à la liberté des femmes perdurent, la mesure constitue un progrès concret mais partiel, reflétant les tensions persistantes entre réformes et conservatisme dans la société iranienne
