Par Sandra Embollo
La diplomatie franco-malgache se retrouve sous les projecteurs après la révélation du déplacement de Randrianirina à Moscou. Cette « escale au Kremlin » a été dénoncée par certains responsables et observateurs en France, qui y voient un geste symbolique pouvant influencer les relations internationales de Madagascar.
Selon les médias locaux, le voyage, qui s’inscrivait dans le cadre d’échanges économiques et culturels, aurait également été perçu comme un signal politique fort, à un moment où Madagascar cherche à diversifier ses partenariats internationaux. Les critiques françaises, elles, s’inquiètent d’une possible proximité avec Russie, au détriment des liens traditionnels avec l’Hexagone et l’Union européenne.
Des élus et experts français ont souligné que ce type de visite, dans le contexte géopolitique actuel, pourrait être interprété comme un repositionnement diplomatique, voire un soutien implicite à la politique extérieure russe. À Antananarivo, les autorités malgaches assurent que le déplacement visait avant tout à renforcer les échanges économiques et n’entendait pas affecter les relations avec la France.
Cette polémique relance le débat sur la stratégie internationale de Madagascar et sur l’équilibre délicat que doit maintenir le pays entre partenaires traditionnels et nouvelles alliances. Les observateurs estiment que la manière dont cette visite sera perçue à l’international pourrait avoir des conséquences sur la coopération et les investissements étrangers dans les mois à venir.
